Éliminé dès le premier tour de la CAN 2025 avec trois défaites en trois matchs, le Gabon vit une véritable tempête en coulisses. Quelques heures seulement après la défaite cruelle face à la Côte d’Ivoire, les décisions se sont enchaînées à Libreville, dans un climat de confusion totale.
Entre annonces politiques, réactions de joueurs et marche arrière précipitée, la sortie de route des Panthères dépasse largement le cadre sportif.
Une CAN cauchemardesque jusqu’au bout
Le parcours gabonais dans ce groupe F relevait déjà du chemin de croix. Battues par le Cameroun puis par le Mozambique, les Panthères étaient condamnées à sauver l’honneur face aux champions en titre ivoiriens.
Longtemps devant au score grâce à Guélor Kanga et Denis Bouanga, elles ont pourtant craqué dans les dernières minutes, concédant une défaite renversante 3-2 dans le temps additionnel. Un symbole cruel d’une campagne marquée par les errements défensifs, le manque de constance et une fragilité mentale persistante.
Le gouvernement frappe fort… puis recule
Dans la foulée de cette élimination, un communiqué lu à la télévision nationale a fait l’effet d’une bombe. Les autorités gabonaises ont annoncé la dissolution du staff technique dirigé par Thierry Mouyouma, la suspension pure et simple de la sélection nationale jusqu’à nouvel ordre, ainsi que la mise à l’écart de Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga.
Gabon : le gouvernement dissout le staff des Panthères et suspend la sélection
Le gouvernement gabonais a annoncé ce mercredi, dans un communiqué lu en direct à la télévision, une série de mesures fortes à la suite de la « prestation déshonorante » des Panthères lors de la CAN. pic.twitter.com/nOzZt3vwR9
— AFC Sports (@afcsportsmag) January 1, 2026
Une décision radicale, justifiée par une prestation jugée indigne des valeurs nationales.
Mais quelques heures plus tard, ce même communiqué disparaissait des canaux officiels. Un revirement qui alimente le flou et laisse planer le doute sur la réelle portée de ces annonces, entre coup de pression politique et tentative d’apaisement de la colère populaire.
Aubameyang sort du silence
Pris pour cible par les autorités, Pierre-Emerick Aubameyang n’a pas tardé à réagir. Sur les réseaux sociaux, l’attaquant gabonais a tenu à déminer la situation, rappelant que les difficultés de la sélection ne sauraient se résumer à deux joueurs, aussi emblématiques soient-ils.
Une sortie sobre mais lourde de sens, alors que l’ancien capitaine, proche de la retraite internationale, se retrouve au cœur d’un règlement de comptes qui dépasse le terrain.
Je pense que les problèmes de l’equipe sont bien plus profond que la petite personne que je suis 🤷🏽♂️
— AUBA⚡️ (@Auba) December 31, 2025
Une fédération attendue au tournant
Face à cette cacophonie, la Fédération gabonaise de football se retrouve dans une position délicate. Sommée par le gouvernement de prendre ses responsabilités, elle devra surtout éviter toute ingérence politique directe, sous peine de sanctions de la FIFA.
En interne, la question du projet sportif, de la gouvernance et du rôle des cadres de la sélection est désormais posée avec insistance.
Après la CAN 2025, le Gabon est revenu à la case départ, lui qui a montré de très belles choses lors des éliminatoires du Mondial 2026, devra tout reconstruire de nouveau.