La Côte d’Ivoire, entre maîtrise et caractère
Le parcours ivoirien en phase de groupes a offert un condensé de tout ce que cette équipe sait faire : contrôler, résister et frapper au bon moment. Les Éléphants ont lancé leur tournoi par une courte mais précieuse victoire contre le Mozambique (1-0), grâce à Amad Diallo, confirmant leur capacité à gérer les matchs fermés.
Face au Cameroun, tenant d’un football physique et intense, les hommes d’Emerse Faé ont su faire preuve d’équilibre. Diallo a encore frappé en premier, avant une égalisation adverse, dans un match où la Côte d’Ivoire a montré une réelle maturité tactique.
Mais c’est lors de la dernière journée contre le Gabon que les champions en titre ont marqué les esprits. Menés 2-0 après vingt minutes, ils ont trouvé les ressources mentales pour renverser totalement la rencontre. Krasso, Guessand puis Bazoumana Touré dans le temps additionnel ont scellé une victoire renversante (3-2), synonyme de première place du groupe F à la différence de buts.
Triple championne d’Afrique, la Côte d’Ivoire avance avec la sérénité de ceux qui connaissent ce genre de rendez-vous. Elle reste d’ailleurs sur une série de sept matchs sans défaite en phase finale de CAN, dont quatre victoires.
Emerse Faé, nommé en cours de route lors de la CAN 2023 à domicile, continue d’imprimer sa patte : une équipe disciplinée, capable de s’adapter au scénario du match et de faire preuve de sang-froid dans les moments critiques.
Le Burkina Faso, outsider solide et ambitieux
Le Burkina Faso, de son côté, s’est frayé un chemin solide jusqu’aux huitièmes. Les Étalons ont bien lancé leur compétition en dominant la Guinée équatoriale (2-1), avec notamment un but de Lassina Traoré, symbole de leur efficacité offensive.
La défaite contre l’Algérie (1-0) n’a en rien remis en cause leur organisation. Face à l’un des favoris du tournoi, les hommes de Brama Traoré ont livré une prestation sérieuse, bien en place défensivement et dangereux en transition.
Ils ont validé leur qualification lors de la dernière journée avec une victoire maîtrisée contre le Soudan (2-0), démontrant leur capacité à gérer un match lorsqu’ils ont l’initiative.
Habitué des phases finales ces dernières années, le Burkina Faso s’est installé parmi les équipes respectées du continent, avec notamment une finale disputée en 2013. Les Étalons savent qu’ils n’abordent pas ce rendez-vous en favoris, mais ils possèdent les armes pour faire douter n’importe quelle sélection.
Face à la Côte d’Ivoire, l’histoire ne joue pas en leur faveur. Les Burkinabè n’ont encore jamais battu les Éléphants en phase finale de CAN et n’ont jamais croisé leur route dans un match à élimination directe. Marrakech pourrait toutefois être le théâtre d’un renversement de tendance.