La demi-finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Nigeria n’a pas livré que son lot de tension sportive. Elle pourrait aussi avoir des prolongations disciplinaires. Le gardien des Super Eagles, Stanley Nwabali, est dans le viseur de la CAF après un comportement jugé inapproprié envers le public marocain, au terme d’un match irrespirable conclu aux tirs au but.
Des images à l’étude du côté de la CAF
La Confédération africaine de football a ouvert un dossier après la diffusion de séquences vidéo montrant le portier nigérian effectuer des gestes en direction des tribunes du Stade Prince Moulay Abdellah, dans des propos relayés par nos confrères d’Afrik-foot.
Parmi les faits reprochés, un doigt d’honneur présumé aurait été adressé aux supporters marocains dans un moment de très forte tension, alors que la rencontre venait de basculer sur le plan émotionnel. Des images que l’instance continentale analyse actuellement afin de déterminer s’il y a eu manquement au règlement disciplinaire.
Une ambiance électrique qui n’excuse pas tout
Côté nigérian, certains proches de la sélection évoquent une réaction à chaud face à des provocations venues des tribunes. Il est vrai que l’atmosphère de cette demi-finale, disputée dans un stade entièrement acquis aux Lions de l’Atlas, a été particulièrement hostile pour les Super Eagles.
Très sollicité durant la rencontre, Nwabali a évolué sous une pression constante, dans un contexte où chaque intervention était accompagnée de sifflets et de huées. Un environnement propice aux dérapages, mais qui ne constitue pas pour autant une circonstance atténuante aux yeux de la CAF.
Un risque réel mais une sanction pas immédiate
À ce stade, aucune sanction n’a encore été prononcée. La CAF devrait rendre sa décision dans les prochains jours, une fois l’examen des images terminé et les éléments rassemblés. L’instance africaine s’est déjà montrée sévère par le passé sur ce type de comportements, notamment lorsqu’ils sont interprétés comme offensants envers le public.
En attendant, Stanley Nwabali reste éligible et devrait pouvoir tenir sa place lors du match pour la troisième place face à l’Égypte, prévu samedi. Reste à savoir si ce geste, s’il est confirmé, laissera des traces disciplinaires après coup.
Dans une CAN 2025 marquée par une ferveur exceptionnelle, cet épisode rappelle une règle immuable : sous la pression des grands rendez-vous, la frontière entre caractère et excès reste toujours dangereusement fine.