Vice-champion d’Afrique avec le Maroc, Munir El Kajoui traverse une zone de turbulences au pire moment.
Touché à l’épaule à seulement quarante-huit heures de la finale de la CAN 2025 face au Sénégal, le portier de la RS Berkane a vu son tournoi se terminer dans la douleur. Un nouveau coup dur, venu rappeler la fragilité persistante d’une articulation déjà mise à rude épreuve ces derniers mois.
Une blessure qui ne pardonne pas
La mésaventure n’est pas une première. En septembre dernier, lors d’un rassemblement des Lions de l’Atlas, El Kajoui avait déjà souffert de la même épaule. La luxation survenue juste avant le rendez-vous décisif continental a ravivé la crainte d’une blessure chronique, difficilement compatible avec les exigences du très haut niveau. Après concertation avec le staff médical, le gardien a tranché : l’opération est devenue une nécessité plus qu’une option.
Direction l’Espagne, contre-la-montre enclenché
Munir El Kajoui sera opéré en Espagne par un spécialiste reconnu. L’intervention sera suivie d’un protocole de rééducation estimé à environ trois mois. Si les délais sont respectés, un retour à la compétition est envisagé entre fin avril et début mai. Un calendrier serré, mais pensé dans une logique claire : être opérationnel pour la Coupe du monde 2026, dont le coup d’envoi est fixé au 11 juin.
Blessé durant la CAN, Munir El Kajoui a décidé de se faire opérer à l'épaule.
Son 𝗥𝗘𝗧𝗢𝗨𝗥 est attendu un mois avant la CDM 2026, Incha’Allah ! ❤️🩹
Allah Ychafih 🇲🇦🤲🏻 pic.twitter.com/nPVhFIlwBq
— FRMF Xtra (@FRMFXtra) January 23, 2026
Un troisième Mondial en ligne de mire
À 36 ans, le gardien marocain ne cache pas ses ambitions. Après la Russie en 2018 et le Qatar en 2022, il rêve de disputer un troisième Mondial sous le maillot national. Fort de ses 50 sélections, El Kajoui sait que le temps joue contre lui, mais mise sur son expérience, sa rigueur et sa capacité à revenir plus fort après l’adversité.
La fierté intacte malgré la déception
Malgré l’amertume de la finale perdue, Munir El Kajoui a tenu à saluer le parcours des Lions de l’Atlas. Sur ses réseaux sociaux, il a mis en avant l’état d’esprit, la qualité de jeu et la cohésion du groupe, estimant que le Maroc a livré l’une de ses CAN les plus abouties. Un message de capitaine dans l’âme, fidèle à son statut de cadre respecté et de référence pour la nouvelle génération de gardiens marocains.
Entre douleur, patience et ambition, Munir El Kajoui a choisi la voie la plus exigeante. Celle qui demande du temps, du courage et une confiance absolue en l’avenir. Pour rallumer, une dernière fois peut-être, la flamme mondiale.