Chez Melvin Mastil, le discours est clair depuis longtemps. Pas de sortie opportuniste ni de déclaration tardive dictée par les circonstances. Le gardien franco-algérien assume pleinement son attachement à l’Algérie et son envie de porter, un jour, le maillot des Verts. Une volonté qu’il a de nouveau exprimée publiquement ces derniers jours, avec des mots simples et sans détour.
Un capitaine qui grandit en Suisse
À bientôt 26 ans, Mastil continue de tracer sa route loin des projecteurs. Cette saison, il garde les cages du Stade Nyonnais, en deuxième division suisse, où il s’est imposé comme un cadre… au point d’en devenir le capitaine. Une responsabilité rarement confiée à un joueur prêté, mais qui en dit long sur son rôle dans le vestiaire et sur la confiance placée en lui.
Avec ses 1,94 m, le portier impose naturellement sa présence. Solide sur sa ligne, à l’aise dans les airs et surtout régulier dans ses performances, il coche plusieurs cases recherchées à haut niveau. Sous contrat avec Lausanne-Sport jusqu’en juin 2029, il a été envoyé en prêt pour accumuler du temps de jeu, une étape indispensable dans son développement, qu’il assume pleinement.
« C’est le pays de mes origines »
Invité à s’exprimer sur la chaîne suisse Blue Sport, Mastil a confirmé que l’Algérie restait un objectif personnel fort.
« C’est le pays de mes origines, le pays de mon grand-père. Représenter l’Algérie serait une grande fierté. »
Une déclaration posée, sincère, loin de toute agitation médiatique. Le gardien a d’ailleurs tenu à préciser que cette ambition ne datait pas d’hier.
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Des échanges déjà engagés avec la FAF
Dans le même entretien, Mastil a révélé l’existence de contacts avec des membres de la Fédération algérienne de football. Des échanges amorcés dès la saison passée et qui se seraient intensifiés récemment. Rien de spectaculaire pour l’instant, mais suffisamment concret pour montrer que son profil est identifié et suivi.
La suite dépendra désormais du sélectionneur Vladimir Petkovic et de l’évolution du chantier des gardiens en équipe nationale. La concurrence est réelle, les places sont chères, mais Melvin Mastil a fait ce qu’il fallait pour se signaler. Sans pression, sans revendication, simplement en mettant ses performances et sa disponibilité sur la table. Le message est passé. Reste à savoir s’il sera entendu.