Accusé de ne pas être prêt à honorer ses engagements avant la Coupe d’Afrique des Nations, le Kenya est sorti du bois ! Routes jugées insuffisantes, stades annoncés en retard, préparation remise en question… Les critiques se sont accumulées au point de fragiliser l’image du pays dans ce projet commun avec l’Ouganda et la Tanzanie. À Nairobi, le silence n’était plus une option. Les réponses sont désormais là…
Nairobi répond aux doutes
Plutôt que de multiplier les démentis à distance, les autorités kényanes ont choisi une autre voie : ouvrir les portes. Salim Mvurya, secrétaire d’État chargé de la jeunesse, de l’économie créative et des sports, a annoncé l’invitation prochaine d’une délégation de la CAF pour venir constater sur place l’état réel des préparatifs. Une manière directe de couper court aux rumeurs.
L’idée, selon lui, n’est pas seulement de rassurer, mais aussi de travailler en toute transparence avec l’instance africaine pendant que les chantiers sont encore en cours. Tant que les entreprises sont à l’œuvre, il reste possible d’ajuster, de corriger et d’améliorer ce qui doit l’être. Le message est simple : le Kenya préfère être accompagné maintenant plutôt que critiqué plus tard.
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La CAF invitée à constater sur place
Du côté du gouvernement, on assure que la situation est loin d’être alarmante. Plusieurs projets structurants seraient déjà bien avancés, notamment sept chantiers considérés comme indispensables au bon déroulement de la compétition. Les autorités parlent d’une mobilisation globale de l’État, avec une coordination entre ministères pour éviter les retards et les improvisations.
La pression est réelle, car la CAN 2027 ne sera pas une édition ordinaire. Pour la première fois, trois pays partageront l’organisation du plus grand rendez-vous du football africain. Un défi immense, surtout pour l’Afrique de l’Est, qui veut prouver qu’elle peut répondre aux standards exigés par la CAF.
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Conscient des attentes et des doutes, le Kenya joue désormais cartes sur table. En invitant la CAF à venir juger sur pièces, le pays assume ses responsabilités et accepte le regard extérieur. À deux ans et demi de l’événement, l’heure n’est plus aux promesses, mais aux actes.
Le reste se jouera sur le terrain… et sur les chantiers.