Trois semaines après une finale de CAN 2025 qui a viré au chaos, le Maroc n’entend pas refermer le dossier sans réaction. Mardi, la Fédération royale marocaine de football a acté une décision forte : contester officiellement les sanctions prononcées par la Confédération africaine de football à la suite des incidents survenus lors du match Maroc–Sénégal. Un choix assumé, guidé par le sentiment d’une injustice mal digérée.
Une finale qui a échappé au football
Le 18 janvier 2026 devait être une soirée de fête pour le football africain. Elle s’est transformée en scénario tendu, puis incontrôlable. Retrait soudain des joueurs et du staff sénégalais, supporters envahissant la pelouse, scènes de violence aux abords du terrain : la finale de la 35e CAN a basculé hors du cadre sportif, laissant un goût amer et de nombreuses zones d’ombre.
🇲🇦🇸🇳⚖️ 𝐋𝐀 𝐅𝐑𝐌𝐅 𝐅𝐀𝐈𝐓 𝐀𝐏𝐏𝐄𝐋 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐃𝐄́𝐂𝐈𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐂𝐀𝐅
La Fédération Royale Marocaine de Football a officiellement décidé d’interjeter appel devant la Commission d’appel de la Confédération Africaine de Football après les sanctions prononcées à la… pic.twitter.com/6WpWmIMrxM
— Maroc Patriotique (@MarPatriotique) February 3, 2026
Des décisions qui passent mal
Dans son communiqué, la FRMF ne conteste pas l’existence des faits, mais la lecture qui en a été faite. À Rabat, on estime que les sanctions arrêtées par le jury disciplinaire de la CAF ne reflètent ni l’ampleur réelle des incidents, ni leur gravité. Une disproportion que la fédération juge difficilement justifiable au regard des règlements disciplinaires en vigueur.
Un courrier pour poser les choses
Plutôt que d’alimenter la polémique dans l’espace public, la fédération marocaine a choisi la voie formelle. Un courrier officiel a été adressé par son président au président de la CAF, exposant clairement la position marocaine et demandant un réexamen du dossier. Une démarche présentée comme respectueuse des textes, mais ferme sur le fond.
— FRMF (@FRMFOFFICIEL) February 3, 2026
Le bras de fer est lancé
En annonçant son appel, la FRMF envoie un message clair : le Maroc ne compte pas laisser cette finale rester sur une version qu’il juge incomplète. L’affaire est désormais entre les mains des instances compétentes, dans un contexte où chaque décision sera scrutée. Plus qu’un simple contentieux disciplinaire, c’est un test de crédibilité pour le football africain qui se joue en coulisses.