Trois semaines après le sacre du Sénégal, certains épisodes de la finale face au Maroc continuent de faire parler. Parmi eux, la fameuse panenka manquée par Brahim Diaz devant Edouard Mendy, un geste qui a marqué le tournant du match et qui reste en travers de la gorge côté marocain… mais qui a aussi fait réagir dans le camp sénégalais.
Interrogé par le quotidien britannique The Times, l’attaquant des Lions Iliman Ndiaye est revenu sans détour sur ce moment clé. « On se disait justement qu’il allait rater sa cible. Je priais en disant : “Il va rater sa cible, il va rater sa cible.” »
« Soit un manque de respect, soit il voulait se prendre pour une star »
Mais au-delà du résultat, c’est surtout l’intention derrière le geste qui a interpellé l’attaquant d’Everton.
« J’ai eu l’impression qu’il y avait un manque de respect, un peu. Je ne dis pas qu’il voulait nous manquer de respect, mais c’est soit ça, soit il voulait se prendre pour une star après tout ce qui venait de se passer. Je ne sais pas si j’aurais tenté le coup. Mais tu étais à quelques minutes de devenir roi dans ton pays. Ils ne l’avaient pas gagné depuis tant d’années et il te suffisait de tenter ta chance et de marquer. Alors, je ne comprends pas pourquoi il a fait ça, mais je suis content qu’il l’ait fait. »
Auteur d’un tournoi remarquable avec cinq buts avant la finale, le joueur du Real Madrid est ainsi passé en quelques secondes du statut de héros à celui de symbole d’une occasion manquée pour les Lions de l’Atlas.
Un moment qui a fait basculer la finale
Pour Ndiaye, cette séquence a eu un impact psychologique immédiat dans les rangs sénégalais. « Je pense qu’après ça, on savait qu’on allait gagner. »
La suite lui a donné raison. Le Sénégal a finalement fait la différence en prolongation grâce à une frappe puissante de Pape Gueye, décrochant la deuxième CAN de son histoire en quatre ans.
🗣️ “It just felt like a kind of disrespect a little bit. I’m not saying maybe he wanted to disrespect us, but it’s either that or he wanted to be like a star."
Iliman Ndiaye on the Afcon final and Brahim Diaz’s panenka ⬇️https://t.co/2NsIqE5Cnb
— Times Sport (@TimesSport) February 6, 2026
Le chaos autour du penalty et la réaction des Lions
L’attaquant est également revenu sur l’autre moment de tension de cette finale : le penalty accordé au Maroc après un but refusé aux Sénégalais, une décision qui avait provoqué une vive réaction sur le terrain.
« On était devenus fous. On se demandait ce qui se passait. On était complètement hors de nous. C’est une finale et on est à deux doigts de perdre. Évidemment, nous restons soudés en équipe. Quand tout le monde dit qu’on fait quelque chose, on le fait. »
Les Lions avaient alors brièvement quitté la pelouse avant de revenir poursuivre la rencontre, sous l’impulsion de leur leader.
« On se disait : ça ne peut pas nous arriver. Après tout ce qu’on a traversé, on trouvait ça injuste. Et puis après ça, les autres reviennent. Sadio a dit : “Revenez sur le terrain et jouez le match.” »
ILIMAN NDIAYE
(Rising Ballers To AFCON Champion)– He couldn’t secure a place in France and moved to Senegal to join AS Dakar Sacré-Cœur.
– He later moved to England with his father and, at 19, was still playing Sunday League football for Rising Ballers.
– In 2019, he joined… pic.twitter.com/OwS26Mr743
— SportsDokitor (Odogwu👆) (@sportsdokitor) January 21, 2026
Une réaction assumée
Avec le recul, Ndiaye ne cherche pas à réécrire l’histoire, mais assume l’état d’esprit du groupe à ce moment-là.
« Je ne peux pas prédire l’avenir, mais je pense qu’il faut vous traiter équitablement. C’est en gros ce que je voulais dire. Peut-être avons-nous bien agi, peut-être pas. Mais après tout ce que nous avons accompli dans ce tournoi, nous voulions simplement nous assurer que tout se déroule de manière équitable, et c’est peut-être pourquoi nous avons réagi ainsi. Nous ne connaissons pas l’avenir. »
Entre tension, émotions et moments décisifs, cette finale restera comme l’un des scénarios les plus intenses de l’histoire récente de la CAN… et la panenka de Brahim Diaz en restera sans doute l’image la plus forte.