Le temps a passé, mais certains choix continuent de laisser des traces. Sept ans après avoir quitté le banc du Maroc, Hervé Renard est revenu sans détour sur cette décision qui a marqué un tournant dans sa carrière.
Avec le recul et à la lumière du parcours historique des Lions de l’Atlas, le technicien français reconnaît aujourd’hui une erreur qu’il assume pleinement.
Un attachement jamais vraiment rompu
Invité du podcast Colinterview, Hervé Renard s’est livré avec franchise sur sa relation particulière avec le Maroc. Passé par le banc des Lions de l’Atlas entre 2016 et 2019, il a rappelé combien cette aventure l’avait marqué humainement et sportivement.
Lors de la Coupe du monde 2022, quand le Maroc devait affronter la France en demi-finale, son positionnement avait surpris. Lui ne s’en cache pas : une partie de son cœur était clairement du côté marocain.
Il explique avoir retrouvé, dans cette équipe dirigée par Walid Regragui, des joueurs qu’il avait côtoyés pendant des années. Les voir atteindre le dernier carré mondial a ravivé des souvenirs forts, nourris par une relation unique avec un public qu’il décrit comme l’un des plus passionnés qu’il ait connus.
Hervé Renard 𝗥𝗘𝗚𝗥𝗘𝗧𝗧𝗘 d’avoir quitté la sélection marocaine 🇲🇦😨
« Je n’aurais jamais dû partir. »
J’ai une partie de mon cœur qui est là-bas. ❤️ » pic.twitter.com/S88jZVCMJc
— FRMF Xtra (@FRMFXtra) February 16, 2026
Le public marocain, un souvenir marquant
Renard insiste sur l’atmosphère exceptionnelle qui entourait la sélection. Il évoque notamment la Coupe du monde 2018 en Russie et ce match face au Portugal disputé devant des dizaines de milliers de supporters marocains.
Pour lui, ce lien avec le public n’avait rien d’artificiel. Il était profond, sincère, presque viscéral. Soutenir le Maroc en 2022 lui semblait naturel, fidèle à ce qu’il avait vécu sur le terrain et en dehors.
Un départ aujourd’hui vécu comme une erreur
Interrogé sur son départ prématuré du Maroc, Hervé Renard ne cherche plus à nuancer. Il reconnaît clairement qu’il n’aurait jamais dû quitter son poste en 2019, alors qu’un contrat jusqu’en 2022 l’engageait avec la fédération.
Avec le recul, il parle d’une erreur de carrière, de celles qu’on ne comprend qu’une fois le chemin parcouru.
Voir la trajectoire prise ensuite par la sélection marocaine n’a fait que renforcer ce sentiment. Le succès n’efface pas les choix passés, mais il éclaire parfois ce qui aurait pu être.
Un soutien assumé jusqu’au bout
Dernier clin d’œil à cette histoire jamais refermée, Hervé Renard avait déjà reconnu avoir soutenu les Lions de l’Atlas lors de la finale de la CAN 2025 disputée au Maroc.
Une déclaration de plus qui confirme que, malgré la distance et les années, le lien entre Renard et le Maroc reste intact. Un lien fait de regrets, de souvenirs forts et d’une aventure qui aurait peut-être mérité d’aller encore plus loin.