L’aventure de Tom Saintfiet à la tête de la sélection malienne semble arriver à son terme. Arrivé avec l’ambition de stabiliser et relancer les Aigles, le technicien belge se retrouve aujourd’hui pris dans une tempête qui dépasse largement le cadre sportif.
Entre salaires impayés, luttes de pouvoir et climat institutionnel délétère, son maintien paraît désormais compromis, malgré un contrat censé courir jusqu’en 2026.
Un contexte financier devenu intenable
Depuis plusieurs mois, la situation financière autour de la sélection inquiète. Tom Saintfiet, comme certains de ses prédécesseurs, fait face à d’importants arriérés de salaire. Une réalité qui fragilise son travail au quotidien et alimente un malaise plus large au sein de la fédération. À la FEMAFOOT, l’instabilité administrative est devenue chronique, rendant toute projection sportive compliquée et minant la crédibilité du projet technique.
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La pression politique monte d’un cran
Le dossier a pris une nouvelle tournure avec l’intervention directe du ministère des Sports. Une lettre officielle réclamant la résiliation immédiate du contrat de Tom Saintfiet a marqué un tournant. Les autorités estiment que les objectifs sportifs fixés n’ont pas été atteints, même si, en coulisses, beaucoup y voient surtout une volonté affirmée de reprendre la main sur la gestion de la sélection nationale.
Des successeurs déjà évoqués
Alors que Saintfiet semble sur la sellette, les spéculations vont bon train sur son éventuel remplaçant. Les noms de Djibril Dramé et Fousseni Diawara reviennent avec insistance. Deux profils locaux, bien identifiés, qui incarneraient un changement de cap voulu par les instances, avec un retour assumé vers une solution nationale.
Une fédération en pleine reconstruction
L’avenir du football malien ne se joue pas uniquement sur le banc des Aigles. Une Assemblée générale extraordinaire est attendue dans un climat pesant, marqué par des audits financiers lancés par l’État et une vague de démissions au sein du bureau exécutif. La fédération doit se réorganiser en profondeur pour espérer sortir d’une gouvernance minée par les querelles d’influence et les problèmes d’impayés.