La CAN 2025 disputée au Maroc a laissé un goût d’inachevé pour la RDC. Solide dans l’axe, l’équipe a en revanche payé cher ses approximations sur les côtés.
À quelques semaines des barrages de la Coupe du monde 2026, le constat est clair : les latéraux représentent aujourd’hui le principal point de fragilité des Léopards.
Des avertissements répétés pendant la CAN
Dès la phase de groupes, les signaux étaient visibles. Face au Sénégal, la défense congolaise a souffert sur les côtés.
Le débordement sénégalais amenant l’égalisation est venu d’un manque d’agressivité et de couverture sur le flanc gauche, exposant Arthur Masuaku dans une situation délicate. Ce type d’action, trop souvent subi, a installé un doute persistant dans l’arrière-garde.
Le scénario s’est répété plus tard face à l’Algérie. En prolongation, un duel mal négocié sur le côté droit, un espace laissé, et la sanction est immédiate. À ce niveau, la moindre hésitation se paie comptant.
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Un axe solide, des côtés sous tension
Paradoxalement, le cœur de la défense a tenu bon. Autour de Chancel Mbemba, les défenseurs centraux ont globalement maîtrisé leur zone. Peu de fautes grossières, une lecture correcte du jeu et une vraie autorité dans les duels.
Le problème vient davantage des transitions. Les replis tardifs, le manque de coordination entre ailiers et latéraux, et les difficultés à fermer le second poteau ont mis l’équipe en danger. Même Aaron Wan-Bissaka, pourtant réputé pour ses qualités défensives, a montré des limites dans les moments clés.
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Des options réduites à l’approche des barrages
La situation se complique avec l’incertitude autour de Gédéon Kalulu, dont l’état physique pose question. Son éventuelle absence réduit encore les solutions sur les côtés. Le sélectionneur Sébastien Desabre se retrouve face à un choix délicat : faire confiance à de nouveaux profils encore peu rodés au niveau international, ou tenter de sécuriser le système avec des ajustements tactiques plus prudents.
Un dossier clé pour viser le Mondial
Les adversaires de la RDC ont identifié la faille et n’hésitent plus à appuyer là où ça fait mal. Dans des barrages où tout se joue sur un match, la solidité des couloirs sera déterminante. Sans correction rapide, le risque est réel de voir les mêmes erreurs se répéter.
Du 23 au 31 mars 2026, au Mexique, la RDC jouera son avenir mondial face au vainqueur du duel Jamaïque – Nouvelle-Calédonie. Pour espérer décrocher le billet vers les États-Unis, le Canada et le Mexique, les Léopards devront impérativement verrouiller leurs ailes. À ce stade, ce chantier n’est plus un détail, mais une urgence.