L’absence à la CAN 2025 a été vécue comme un véritable électrochoc au Ghana. Une humiliation pour une nation au passé riche, qui ne correspondait ni à son histoire ni à ses ambitions. La réponse ne s’est pas fait attendre. Piqués dans leur orgueil, les Black Stars ont réagi avec autorité lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
Huit victoires, un nul, une seule défaite et un total de 25 points : le Ghana a dominé son groupe sans trembler. De quoi relancer la confiance et redonner de l’élan à une sélection en quête de repères depuis plusieurs années.
Le président de la Fédération, Kurt Okraku, a appelé tout un pays à se mobiliser derrière son équipe, convaincu que cette génération peut redonner de la fierté aux supporters.
Un premier tour qui ne laissera aucune place à l’erreur
Le tirage au sort n’a pas offert de cadeau. Le Ghana entamera sa compétition le 17 juin face au Panama, avant d’affronter deux poids lourds européens : l’Angleterre le 23 juin et la Croatie le 27 juin.
Un calendrier exigeant qui obligera les Black Stars à être prêts dès le premier match. L’objectif est clair : franchir enfin la phase de groupes, un cap qui leur échappe depuis le Mondial 2010 et son quart de finale resté dans toutes les mémoires.
Conscient des défis à venir, Otto Addo a prévu un stage en mars, ponctué par deux tests de haut niveau contre l’Allemagne et l’Autriche. Une préparation nécessaire après les défaites concédées en novembre face à la Corée du Sud et au Japon, qui ont mis en évidence certaines failles.
Préparation Coupe du Monde 2026 : Le Ghana défiera l’Autriche à Vienne
Une équipe entre héritage et renouveau
Le Ghana avance avec un groupe qui mélange expérience et jeunesse. Jordan Ayew en est le visage. À 32 ans, l’attaquant reste un cadre incontournable et un leader dans le vestiaire. Décisif pendant les qualifications, il s’apprête à disputer ce qui pourrait être sa dernière Coupe du monde.
Autour de lui, une nouvelle génération prend de plus en plus de responsabilités. Antoine Semenyo s’impose comme une arme offensive majeure, Mohammed Kudus continue de gagner en influence, tandis qu’Iñaki Williams apporte sa vitesse et sa percussion. Au milieu, Thomas Partey tente de retrouver toute son autorité pour stabiliser l’équipe.
🚨‼️🇬🇭Antoine Semenyo will probably be the next Ghanaian player to be named the best African player in the English Premier League by the end of the season. pic.twitter.com/pFdqCtYHCw
— Jasper Ziggle 🥷🇬🇭 🇺🇸 (@JasperZiggle) February 20, 2026
Retrouver un statut et une fierté
Depuis son épopée de 2010 en Afrique du Sud, le Ghana court après un nouveau grand parcours mondial. Les éliminations précoces de 2014 et 2022 ont terni son image, tout comme les contre-performances récentes sur le continent.
La Coupe du monde 2026 représente donc une occasion idéale pour changer la perception. Retrouver du respect, remettre le Ghana sur la carte et, pourquoi pas, porter à nouveau haut les couleurs du football africain.
Pour les Black Stars, l’heure n’est plus aux promesses. Il est temps de redevenir une équipe qui compte.