À un mois de la CAN féminine, Chloé N’Gazi a choisi de changer d’air. La gardienne internationale algérienne a officialisé son départ de l’Olympique de Marseille, samedi, au terme d’une période marquée par l’incompréhension et un déclassement progressif.
Dans son message d’adieu, la portière des Fennecs n’a pas cherché à masquer son ressenti. Sans désigner clairement de responsables, elle évoque des « choix difficiles à comprendre » et lâche une phrase révélatrice du climat vécu : le placard n’était jamais loin. Une sortie sobre, mais lourde de sous-entendus.
Cette situation a rapidement suscité des réactions, tant le contraste est frappant avec son statut en sélection. Régulière avec l’Algérie, N’Gazi figure parmi les gardiennes les plus fiables du groupe et avait même été citée dans le Top 10 africain lors des derniers CAF Awards.
Une hiérarchie qui a basculé
Son histoire à Marseille avait pourtant bien commencé. Recrutée sous l’ère Frédéric Gonçalves, elle s’était imposée comme titulaire après son arrivée lors du mercato hivernal la saison passée. Solide dans ses interventions, elle semblait installée dans la durée.
Mais une blessure est venue casser son élan en début de saison. Pendant son absence, Margot Shore a saisi sa chance en enchaînant les prestations convaincantes, rebattant les cartes dans la hiérarchie.
🚨Chloé N’Gazi 🇩🇿 réagit a son départ sur Instagram :
« Titulaire puis mise de côté, j’ai appris à mes dépens qu’il y avait des choix qui ne s’expliquaient pas.
Et que le placard n’est jamais très loin.
Je pars plus lucide et maintenant consciente des rouages invisibles, mais… https://t.co/zv7eDMVM2r pic.twitter.com/UGc22RviGg
— BeOM (@Be_OM13) February 22, 2026
Le mercato d’hiver a ensuite définitivement compliqué la donne. L’arrivée de Marie-Morgane Sieber, censée renforcer la rotation, a fait glisser N’Gazi dans la peau d’une troisième gardienne. Un déclassement difficile à inverser et synonyme de temps de jeu quasi inexistant.
Selon la presse locale, une séparation était envisagée depuis plusieurs mois. Faute d’offre concrète en janvier, la gardienne avait poursuivi l’aventure malgré une situation sportive devenue intenable. Le départ à l’amiable est finalement apparu comme la seule issue logique.
Course contre la montre avant la CAN
Le timing n’a rien d’anodin. La CAN féminine 2026 débute le 17 mars au Maroc et l’objectif est désormais clair : retrouver rapidement du rythme et des repères en compétition.
Dans cette perspective, la piste Montpellier tient la corde. Le club héraultais, en difficulté cette saison, cherche à renforcer certains postes clés et suit le profil de la gardienne depuis plusieurs mois.
À 29 ans, Chloé N’Gazi s’apprête donc à ouvrir un nouveau chapitre. L’enjeu est double : relancer sa dynamique en club et arriver en pleine confiance avec les Fennecs. Car si son statut à Marseille s’est fragilisé, son niveau, lui, n’a jamais vraiment été remis en question. La CAN arrive vite, et pour elle, le temps de jeu vaudra de l’or.