À la tête de la Fédération Camerounaise de Football, Samuel Eto’o a décidé de sortir du silence pour balayer les rumeurs de détournement et clarifier le fonctionnement financier de l’équipe nationale.
L’ancien capitaine des Lions Indomptables insiste : en tant que président, il n’est pas le bénéficiaire direct des fonds.
« Quand je suis arrivé à la tête de la fédération camerounaise de football, je n’étais que l’ordonnateur des dépenses. L’ordonnateur ne touche pas l’argent », précise-t-il avec fermeté.
Pour Eto’o, cette distinction est cruciale : la traçabilité des fonds repose sur un agent comptable et non sur la seule figure du président.
Un processus budgétaire encadré par l’État
L’ex-attaquant du FC Barcelone a détaillé le parcours du budget, souvent méconnu. Préparé par la fédération, il passe ensuite par le ministère des Sports, puis vers le Premier ministère avant une réunion tripartite. Le chef du gouvernement arbitre le dossier avant son envoi au Palais présidentiel avec recommandations. Selon Eto’o, ce dispositif prouve que les décisions financières dépassent largement le cadre fédéral et que les polémiques sont mal fondées.
🔴 Samuel Eto’o : « Quand je suis arrivé à la tête de la fédération camerounaise de football, je n’étais que l’ordonnateur des dépenses. L’ordonnateur ne touche pas l’argent mais les gens veulent vous faire croire que lorsque le budget est validé, on prend l’argent et on vient… pic.twitter.com/hrdpluQott
— AllezLesLions (@AllezLesLions) March 3, 2026
Quand le budget dépasse les primes
Samuel Eto’o explique également que le budget annoncé pour les Lions Indomptables englobe bien plus que les simples primes des joueurs.
« Lorsqu’on vous dit que le budget est de 6 milliards, il n’est pas uniquement pour les joueurs », clarifie-t-il.
Les dépenses comprennent les frais de souveraineté, la sécurité, la participation de différentes institutions de l’État et les déplacements officiels, notamment du ministre des Sports ou de l’ambassadeur. Pour garantir la transparence, Eto’o a instauré des virements bancaires systématiques, évitant ainsi toute manipulation des fonds.
6 milliards sous la loupe : Samuel Eto’o décortique la vérité cachée du budget fédéral#Samuel_Etoo https://t.co/fZlmYpE1NV
— Actu Cameroun (@actucameroun) March 3, 2026
Une position assumée face aux critiques
Face aux accusations de dictature dans sa gestion, le président de la Fecafoot reste inflexible :
« Je suis très ouvert aux critiques mais je ne vais pas passer du temps à écouter des gens qui se font de l’argent parce qu’ils vous mentent. (…) Si c’est parce que je n’écoute pas ces gens que vous dites que je suis un dictateur, alors je suis un bon dictateur », lance-t-il.
Entre détermination et volonté de transparence, Samuel Eto’o campe sur ses positions et rappelle que gérer une sélection nationale implique responsabilité, rigueur et une lecture globale des budgets bien au-delà des simples primes des joueurs. Cette sortie, directe et sans détours, relance le débat sur la gouvernance du football camerounais et sur la manière dont les fonds publics sont utilisés au service des Lions Indomptables.