Il y a des débuts internationaux qui marquent, et d’autres qui font sourire. L’ancien défenseur malien Fousseni Diawara, cadre des Aigles entre 2001 et 2014, a raconté une anecdote improbable de ses premières années. Alors qu’il se voyait déjà sous les couleurs du Mali, c’est… le Sénégal qui lui a tendu la main en premier.
Une convocation qui tombe du ciel
Au début des années 2000, alors qu’il évolue à Saint-Étienne, Fousseni Diawara termine une séance d’entraînement comme une autre. Dans son casier, une feuille l’attend : une convocation en équipe nationale. Mais surprise, ce n’est ni le Mali, ni les espoirs français… c’est le Sénégal !
À côté de lui, son coéquipier Pape Sarr, lui, est bien concerné. « Je me dis : c’est bizarre, je ne suis pas sénégalais ! », se remémore-t-il avec humour dans le Podcast Yeelen Football :
Le malentendu d’un nom et d’un physique
Pourquoi une telle confusion ? Probablement à cause de son patronyme soninké, répandu des deux côtés de la frontière, et de son allure qui poussait certains à croire qu’il était sénégalais. « Même aujourd’hui, des Sénégalais me saluent comme si j’étais des leurs », raconte Diawara, hilare.
À l’époque, sans réseaux sociaux ni internet, l’erreur est vite excusable. Mais très vite, le Mali rectifie le tir et l’appelle officiellement.
L’histoire d’un vrai cadre des Aigles
Le reste appartient à l’Histoire. Entre 2001 et 2014, Diawara s’impose comme l’un des piliers défensifs du Mali. Quatre Coupes d’Afrique des nations plus tard, il aura marqué son passage chez les Aigles par sa régularité et son leadership.
Une nouvelle vie sur le banc
Retraité depuis près de dix ans, Diawara n’a jamais quitté le football. Adjoint en sélection malienne puis en Guinée, il s’occupe désormais des U23 du Mali. À 44 ans, il continue d’apporter son expérience, cette fois de l’autre côté de la ligne de touche.