À 38 ans, Youssef El Arabi n’a rien perdu de sa passion ni de son envie de football. De retour en Ligue 1 sous le maillot du FC Nantes, l’attaquant marocain a pris la parole dans les colonnes de Onze Mondial. Âge, souvenirs en sélection, CAN 2025… le buteur au long parcours n’élude aucun sujet.
Le parfum des débuts en sélection
Quand il évoque son premier appel chez les Lions de l’Atlas, El Arabi retrouve immédiatement le sourire. Le coup de fil d’Eric Gerets, son accent belge, puis ce premier match à Rabat avec le maillot national : « Avant je l’achetais au souk, là je portais le vrai », confie-t-il. Des souvenirs encore très vivants, comme ce derby fou contre l’Algérie à Marrakech, remporté 4-0 devant un stade en fusion.
Toujours disponible pour la patrie
S’il n’échange plus directement avec Walid Regragui, El Arabi garde une porte grande ouverte. La CAN ? Pourquoi pas. « Si on m’appelle, je répondrai présent », glisse-t-il. Un message clair d’un joueur qui n’a jamais triché et qui continue de s’entretenir pour rester compétitif. Ses années prolifiques à l’Olympiakos, ponctuées de titres de meilleur buteur en Grèce, en disent long sur sa régularité.
Le retour en Ligue 1, 13 ans plus tard
Son choix de revenir en France n’est pas anodin. Treize ans après avoir quitté Caen, il débarque à Nantes pour montrer qu’il peut encore tenir le rythme du haut niveau européen. Dans un vestiaire jeune, il représente aussi un guide, un relais d’expérience dont les Canaris avaient besoin.
Un respect mérité chez les Lions de l’Atlas
Avec plus de quarante sélections et une dizaine de buts, El Arabi a laissé son empreinte dans l’histoire de l’équipe nationale. Espagne, Qatar, Grèce puis France : son parcours témoigne d’une carrière atypique mais réussie. Alors que la CAN 2025 approche, la question reste ouverte : le Maroc doit-il rappeler son vétéran ou miser sur la nouvelle génération d’attaquants qui frappe déjà à la porte ?