Les clubs africains peuvent commencer à se frotter les mains. La FIFA a annoncé une augmentation historique des compensations financières versées aux clubs qui libèrent leurs joueurs pour la Coupe du Monde 2026. Une nouvelle qui tombe à pic pour le football du continent, souvent freiné par des difficultés économiques.
Une manne financière sans précédent
Au total, 355 millions de dollars (environ 300 millions d’euros) seront redistribués par la FIFA. C’est 70 % de plus que lors du Mondial 2022 au Qatar, où 209 millions avaient été partagés entre 440 clubs issus de 51 pays.
Cette hausse spectaculaire s’explique par un nouvel accord entre la FIFA et l’Association européenne des clubs (AEC), qui vise à rendre la redistribution plus équitable et plus solidaire.
La FIFA a annoncé ce mardi la distribution de 300 millions d'euros aux clubs dont des joueurs prendront part à la Coupe du monde 2026. Ce montant est 70 % plus élevé que la somme donnée lors de la Coupe du monde 2022, organisée au Qatar.
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— L'Équipe (@lequipe) September 16, 2025
Concrètement, les clubs toucheront de l’argent non seulement pour les joueurs qui disputeront le tournoi, mais aussi pour ceux libérés lors des matchs de qualification.
Une opportunité en or pour l’Afrique
Avec l’élargissement à 48 équipes et 104 matchs, la Coupe du Monde 2026 promet de voir une présence encore plus massive de joueurs africains. Le continent, qui exporte chaque année de nombreux talents en Europe, au Moyen-Orient ou encore en Asie, pourra ainsi récupérer une part plus importante de ces revenus.
Pour beaucoup de clubs africains, qui fonctionnent souvent avec des budgets limités, ces compensations représentent bien plus qu’un bonus : c’est une véritable bouffée d’oxygène pour financer la formation, améliorer les infrastructures ou stabiliser les finances.
FIFA has set aside £260m ($355m) as part of its Club Benefits Programme (CBP) with the money now distributed to all sides who release players for 2026 World Cup qualifiers or tournament itself. The funds are an increase of almost 70% compared to the 2022 World Cup.💷
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— Ben Jacobs (@JacobsBen) September 16, 2025
Une nouvelle ère pour les clubs africains ?
Si en 2022 les compensations étaient surtout captées par les grandes écuries européennes, cette fois les clubs africains ont toutes les raisons d’espérer. Entre les qualifications de plus en plus disputées et la montée en puissance des sélections du continent, le nombre de joueurs concernés va mécaniquement grimper.
Le défi pour les clubs africains sera désormais de bien utiliser ces fonds. Investir dans les académies, les stades et la professionnalisation pourrait transformer cette manne en levier durable pour le développement du football africain.
Clubs will receive funds for releasing players for the World Cup qualifiers and the final tournament (see more below). The total fund is $355 million USD – a 70 percent increase from the 2022 World Cup – and for the first time ever, clubs will be compensated whether or not their… pic.twitter.com/1theTt2epO
— Favian Renkel (@FavianRenkel) September 16, 2025
En attendant le coup d’envoi en 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, une chose est sûre : du Caire à Dakar, de Tunis à Johannesburg, de nombreux dirigeants sourient déjà à l’idée de cette pluie d’or tombée du ciel… ou plutôt de la FIFA.