Le sprint final s’annonce pour la Guinée dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. La Fédération guinéenne de football a confirmé ce dimanche que les deux derniers rendez-vous du Syli National se joueront loin de Conakry. Faute de stade homologué, c’est une nouvelle fois le Maroc qui servira de terre d’accueil.
Paulo Duarte et ses hommes entameront cette fenêtre internationale par un déplacement à Maputo, le 6 octobre, pour y défier le Mozambique sur la pelouse de l’Estádio Nacional do Zimpeto. Huit jours plus tard, le 14 octobre, c’est à nouveau en terre marocaine qu’ils devront “recevoir” le Botswana.
Le Maroc, deuxième maison du Syli
Ce sera la deuxième fois consécutive que la Guinée est contrainte de se rabattre sur le Royaume chérifien. Déjà, le 8 septembre dernier, Serhou Guirassy et ses coéquipiers avaient accueilli l’Algérie à El Jadida, un duel accroché soldé par un nul (0-0). Un scénario qui illustre la situation délicate du football guinéen, privé de ses terres pour des raisons d’infrastructures.
Le choix du Maroc, habitué à jouer les pays-hôtes de substitution en Afrique, permet au Syli de disposer d’installations modernes et d’un cadre familier, mais prive les joueurs de la ferveur populaire de Conakry.
🚨𝗟𝗘 𝗣𝗥𝗢𝗚𝗥𝗔𝗠𝗠𝗘 𝗗𝗨 𝗦𝗬𝗟𝗜 𝗡𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡𝗔𝗟 𝗘𝗡 𝗢𝗖𝗧𝗢𝗕𝗥𝗘
📆 Jeudi 9 oct. 2025
🇲🇿 Mozambique vs Guinée 🇬🇳
🕛 16h GMT
📍 Stade National de Zimpeto, Maputo
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📆 Mardi 14 oct. 2025
🇬🇳 Guinée vs Botswana 🇧🇼
🕓 16h GMT
📍 Complexe Mohammed V, Casablanca#FOOT224 pic.twitter.com/eOBxVQLWg5— F⚽⚽T224.COM (@FOOT_224) September 21, 2025
Tout reste à jouer dans le groupe G
Sur le plan sportif, le calcul est simple : la Guinée, quatrième avec quatre points de retard sur la deuxième place qualificative pour les barrages, n’a plus le droit à l’erreur. Les hommes de Duarte doivent absolument réaliser un carton plein tout en espérant des faux pas de l’Ouganda et du Mozambique, toujours au coude-à-coude derrière le leader du groupe.
L’histoire récente rappelle à quel point rien n’est acquis. À l’aller, le Syli avait trébuché contre ces mêmes Botswanais (0-1 à Francistown) et s’était incliné sur le même score face au Mozambique, déjà au Maroc.
Un défi autant mental que sportif
Pour la Guinée, ce double rendez-vous ressemble à une finale étalée sur dix jours. Le manque de repères à domicile pèse, mais la qualité de l’effectif – avec des leaders comme Guirassy – entretient l’espoir. Les supporters, eux, devront encore se contenter de la télévision pour pousser leur équipe, en attendant peut-être un retour un jour à Conakry pour vivre ce genre de batailles à domicile.