À un mois presque pile du début de la CAN 2025 au Maroc, le Gabon se serait bien passé de ça. La CAF a adressé une mise en demeure officielle à la Fédération gabonaise de football après avoir rejeté les nouveaux équipements proposés pour les Panthères. En cause : une tenue jugée non conforme aux règles en vigueur pour une compétition internationale. Résultat, tout le projet est aujourd’hui à l’arrêt.
Selon des informations venues de la Fégafoot, la Confédération a notifié sa décision par courrier en date du 21 novembre 2025. Le message est clair : les maillots présentés ne respectent ni les standards techniques, ni les exigences de traçabilité, encore moins les procédures d’enregistrement obligatoires.
Une nouvelle marque qui ne passe pas
Cette polémique éclate après la mise à l’écart de Puma, l’équipementier historique, au profit d’une marque présentée comme 100 % gabonaise. Une initiative qui se voulait patriotique, mais qui vire aujourd’hui au casse-tête. Le logo de cette marque poserait problème, trop proche visuellement d’une enseigne déjà existante, tandis que la production ne donne aucune garantie de conformité.
Face à ces zones d’ombre, la CAF a été catégorique : les Panthères ne porteront pas ces maillots en compétition. Pire encore, toute utilisation non autorisée exposerait le Gabon à de lourdes sanctions financières, voire sportives.
🇬🇦À quelques semaines de la CAN 2025, la CAF a mis en demeure la Fegafoot après avoir reçu des équipements jugés non conformes et potentiellement contrefaits.
L’équipementier « Gaboma », inconnu des bases FIFA/CAF et au logo proche d’Airness, est au centre de l’affaire. pic.twitter.com/qf9ZS9O44d
— LPJG (@LPJGabonais) November 26, 2025
Des millions engagés, des responsabilités floues
Dans les coulisses, cette affaire alimente une série de questions. Environ 300 millions de francs CFA auraient été mobilisés pour équiper la sélection. Mais qui a validé ce choix ? Selon quelles procédures ? Avec quels contrôles ? Dans l’opinion publique, le doute s’installe.
Le projet, baptisé en interne comme un symbole du “retour à l’identité gabonaise”, impliquait plusieurs acteurs : la Fégafoot, l’Office national du développement du sport et de la culture, ainsi que l’encadrement de l’équipe nationale. Sur le papier, l’idée était séduisante. Dans la réalité, elle se transforme aujourd’hui en véritable embarras.
Cette polémique ne tombe pas dans le vide. Elle vient s’ajouter à une longue série de turbulences : primes impayées, championnat à l’arrêt, partenariats qui s’effondrent dans la confusion. Pour beaucoup, cette histoire de maillots dépasse largement le cadre du textile. Elle renvoie à une gouvernance sportive encore fragile, à quelques semaines seulement d’une compétition où les Panthères espéraient repartir sur de nouvelles bases.