Les chemins de l’Algérie et de l’Argentine se croisent rarement, mais chaque rencontre laisse une trace profonde.
Trois matchs seulement, toutes catégories confondues, mais trois chapitres qui racontent l’évolution de deux footballs, l’éclosion de légendes et la capacité des Fennecs à exister face à l’un des mastodontes du jeu mondial.
À l’heure où le tirage au sort du Mondial 2026 relance le débat, retour sur une rivalité discrète mais pleine de sens.
1979 à Tokyo, la génération Maradona en guise de choc fondateur
La première opposition remonte au Mondial U20, au Japon. L’Algérie junior, championne d’Afrique, tombe en quarts sur ce qui deviendra l’une des générations les plus influentes de l’histoire argentine. Maradona, Diaz, Caldera : le trio ne laisse aucun répit. Un 5-0 sec, presque pédagogique, mais resté dans les mémoires.
Maradona lui-même, des décennies plus tard, publiera les souvenirs de ce match, preuve que ce duel avait marqué autant vainqueurs que vaincus.
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2007 au Camp Nou, un 3-4 spectaculaire qui bascule dans la mémoire
Presque trois décennies plus tard, les deux nations se retrouvent à Barcelone pour un amical devenu culte. L’Argentine, portée par Tévez et un Messi en pleine ascension, ouvre vite le score.
Mais l’Algérie renverse la tendance avec Yahia puis Belhadj, au terme d’une première période où les Fennecs jouent sans retenue.
La réaction argentine est immédiate : Messi signe un doublé, Cambiasso ajoute son but, puis Belhadj réduit l’écart en fin de partie. Un 4-3 vibrant, ouvert, d’une intensité rare. Ce jour-là, l’Algérie a montré un visage ambitieux et inspiré, tandis que l’Argentine rappelait sa maîtrise technique dans les moments clés.
2016 à Rio, l’Albiceleste refroidit les espoirs algériens
La dernière confrontation se joue aux Jeux olympiques de 2016. L’Algérie U23, poussée dans ses retranchements, joue gros face à une Argentine décidée à se relancer dans le groupe D.
Les Verts s’accrochent mais finissent par céder 2-1, un résultat qui scelle leur élimination prématurée du tournoi. Un match moins spectaculaire que ceux précédant, mais qui confirme l’écart d’expérience et de constance entre les deux sélections.