Après avoir multiplié les grands chantiers au nord du pays, l’Algérie tourne désormais son regard vers le Sahara. À Béchar, plus grande ville du Sud-Ouest algérien et véritable carrefour aux portes du désert, un complexe sportif d’envergure est en train de voir le jour.
L’ambition est claire : élargir la carte du football national, offrir une nouvelle vitrine à cette région et rééquilibrer le développement sportif entre Nord et Sud.
Un projet colossal
Le complexe, dont l’ouverture est prévue en 2027, s’étendra sur près de 40 000 m². Le plan inclut un stade couvert de 25 000 places, une piscine semi-olympique de 2 400 places, un stade d’athlétisme de 6 500 places et plusieurs infrastructures annexes. Une première pour cette région longtemps privée de telles installations, et un signal fort envoyé aux passionnés de football du Sud.
35 milliards pour un rêve saharien
Lancé officiellement le 24 avril 2025, le chantier affiche déjà 20 % d’avancement. Selon Mohamed Tarek Belaribi, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, plus de 1 500 travailleurs, majoritairement algériens et issus de la région, sont mobilisés. Le coût global est estimé à 35 milliards de dinars, soit environ 236 millions d’euros. Une enveloppe qui illustre l’importance stratégique de ce projet pour le pays.
Nouvelles images des travaux du complexe sportif de Béchar https://t.co/97iitzndk5 pic.twitter.com/zht7KXmags
— Perspective algérienne (@PerspectiveDZ) June 14, 2025
L’Algérie trace sa route
Le futur stade de Béchar viendra compléter une liste d’enceintes modernes qui ont vu le jour ces dernières années : le Stade Abdelkrim Kerroum de Sig (2022), le Stade Nelson Mandela de Baraki (2023), le Stade Aït Hocine Ahmed de Tizi Ouzou (2024) ou encore le Stade de Douéra, inauguré la même année à Alger.
Avec cette nouvelle infrastructure, l’Algérie confirme son ambition : diversifier ses sites, renforcer ses atouts et se rapprocher de son grand objectif, organiser à nouveau la Coupe d’Afrique des Nations, trente-neuf ans après son sacre à domicile en 1990.