Nommé en mars 2025 pour insuffler une nouvelle dynamique à la sélection libyenne, Aliou Cissé traverse aujourd’hui une zone de turbulences bien loin des considérations tactiques. L’ancien sélectionneur du Sénégal, recruté pour relancer un projet sportif en perte de vitesse, n’a plus perçu le moindre salaire depuis huit mois.
Selon les déclarations du président de la Fédération Libyenne de Football, Abdulmola Al-Maghribi, la situation financière actuelle ne permet plus d’honorer les engagements contractuels du staff technique. Un aveu rare dans le paysage du football africain, où ces dossiers se règlent souvent à huis clos.
Un projet fragilisé par la crise financière
Avec un émolument mensuel estimé à 80 000 dollars, Cissé fait partie des techniciens les mieux rémunérés du continent. Pourtant, seuls ses six premiers mois ont été couverts grâce à des fonds publics exceptionnellement alloués à la fédération. Depuis, la trésorerie s’est asséchée et les arriérés s’accumulent.
Cette instabilité pèse forcément sur le quotidien du staff. Préparer une sélection nationale dans ces conditions relève du numéro d’équilibriste. Entre incertitudes administratives et contraintes logistiques, le chantier dépasse largement le rectangle vert.
🚨 Aliou Cissé : 8 mois de salaires impayés en Libye
Le sélectionneur sénégalais traverse une situation délicate.
Arrivé en mars 2025, il n’aurait plus été payé depuis huit mois en raison de la crise financière qui frappe la Fédération libyenne.-Les coulisses de cette…
— Sport News Africa (@snewsafrica) March 4, 2026
Cap sur le Maroc malgré le contexte
Malgré ce climat tendu, la Libye doit avancer. Deux rencontres amicales sont programmées en mars face au Niger et au Bénin, avec un stage prévu au Maroc pour optimiser les conditions de travail. Sportivement, l’objectif reste clair : bâtir un groupe compétitif et restaurer une identité de jeu cohérente.
Mais en coulisses, la question demeure. Jusqu’où un sélectionneur peut-il s’investir sans visibilité financière ? Aliou Cissé, réputé pour son professionnalisme et sa rigueur, continue d’assumer ses fonctions. Reste à savoir combien de temps la situation pourra durer sans répercussions plus profondes sur le projet libyen.