Anis Hadj Moussa sort d’un été mouvementé. Tout proche de rejoindre Benfica, l’ailier a finalement choisi de prolonger son aventure au Feyenoord jusqu’en 2030.
Avec une augmentation de salaire et un brassard de vice-capitaine, il s’affirme comme l’un des cadres du club néerlandais. Robin van Persie, entraîneur et légende, ne tarit pas d’éloges à son sujet, et des icônes comme Marco van Basten ou Ruud Gullit observent avec intérêt son ascension.
Sur le terrain, le Fennec a trouvé ses marques : deux buts en six matchs et une influence visible sur le jeu, malgré une expulsion contre Heerenveen qui rappelle que le football reste parfois cruel. Son explosivité, sa générosité et sa capacité à faire basculer un match ne passent pas inaperçues.
LA PASSE DÉ DE HADJ MOUSSA !!!!
MAIS IL EST FOUUUU 🤯🤯🤯 pic.twitter.com/e8OORWOdrD
— La Vague Verte ⭐️🇩🇿⭐️ (@la_vagueverte) September 13, 2025
Un paradoxe avec la sélection
Pourtant, à l’heure de la CAN 2025, le contraste est frappant. Avec cinq sélections à son actif, Hadj Moussa n’a jamais été titulaire avec l’Algérie. Lors du dernier rassemblement, il a patienté sur le banc face au Botswana avant de jouer seulement 24 minutes contre la Guinée. Un rôle que beaucoup jugent décalé par rapport à son niveau actuel.
Mohamed Dahmane, son agent, a voulu calmer le jeu tout en envoyant un message clair :
« Anis doit être entouré et protégé, sans pression excessive. Avec de la confiance, il peut apporter énormément à la sélection. L’avenir lui appartient. »
Les supporters impatients
En Algérie, Hadj Moussa est déjà perçu comme le successeur de Riyad Mahrez. Les fans se font entendre, exigeant qu’il ait sa chance : « Petkovic, tu attends quoi pour le mettre titulaire ? » pouvait-on lire sur X. À quatre mois de la CAN 2025, la pression monte, et le débat autour de l’ailier s’intensifie.
Le message est clair : entre son statut de vice-capitaine à Rotterdam et son rôle de remplaçant avec les Fennecs, Anis Hadj Moussa traverse un moment charnière. La CAN approche, et pour le public algérien, il est temps que le joueur montre ce dont il est capable sur la scène africaine.