Moins d’un an et demi après son arrivée sur le banc des Étalons, Brama Traoré a vu son aventure s’arrêter net.
La Fédération burkinabè de football a tranché après l’élimination en huitièmes de finale de la CAN 2025, une sortie jugée indigne au vu des ambitions affichées. Depuis l’annonce officielle, la parole s’est libérée. Et du côté des supporters, le verdict est sans appel.
Une élimination qui ne passe toujours pas
Nommé en mars 2024 pour succéder à Hubert Velud, Brama Traoré avait une feuille de route claire : amener le Burkina Faso au minimum dans le dernier carré. Mais face à la Côte d’Ivoire, l’équipe a sombré, autant dans le score que dans le contenu.
Le choix d’un onze ultra défensif, avec cinq défenseurs alignés, a été très mal vécu. Pour beaucoup, le match était perdu avant même le coup d’envoi.
Dans les rues de Ouagadougou comme sur les réseaux, le sentiment est le même : cette élimination était évitable. Les supporters parlent d’un manque d’audace, d’un plan de jeu frileux et surtout d’une incapacité à hausser le niveau dans les grands rendez-vous.
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Le limogeage accueilli comme un soulagement
Rarement une décision fédérale aura été aussi largement approuvée. Pour une grande partie des fans, le départ de Brama Traoré était attendu, presque espéré. La frustration accumulée pendant la CAN s’est transformée en soulagement au moment de l’annonce.
Beaucoup estiment que le sélectionneur n’a jamais vraiment su tirer le meilleur de son groupe. Certains vont même plus loin, parlant d’un cycle voué à l’échec dès ses débuts. La défaite contre la Côte d’Ivoire a simplement servi de déclencheur final.
Des choix sportifs au cœur des critiques
Ce que les supporters reprochent le plus, ce sont les décisions prises tout au long du tournoi. La confiance maintenue envers des cadres jugés en bout de course, la mise à l’écart de jeunes joueurs performants en club, et cette impression de tourner en rond tactiquement.
Pour plusieurs fans, le Burkina Faso avait les moyens de viser mieux avec plus d’audace et de fraîcheur. L’idée d’un entraîneur local reste d’ailleurs très populaire, à condition qu’il soit capable de renouveler l’effectif et d’installer un projet clair, tourné vers l’avenir.
Le nom du successeur n’est pas encore connu, mais une chose est sûre : la pression sera énorme. Les supporters attendent un vrai changement, pas un simple replâtrage. Le limogeage de Brama Traoré ferme une page courte mais agitée, et ouvre un nouveau chapitre où l’exigence sera plus forte que jamais autour des Étalons.