À l’aube de finale entre le Mali et la Tunisie, prévu ce samedi au stade Mohammed V de Casablanca, la tension monte doucement. Et comme souvent dans les grands rendez-vous africains, l’arbitrage s’invite déjà dans les discussions, parfois avec sérieux, parfois avec humour.
Hannibal Mejbri détend l’atmosphère… à sa manière
Présent en zone mixte avant le choc, Hannibal Mejbri a fait sourire les journalistes avec une sortie aussi légère que piquante. L’offensif tunisien a assuré que son équipe resterait concentrée, tout en glissant, sur le ton de la plaisanterie, qu’elle espérait simplement que l’arbitre ne mettrait pas fin au match à la 85e minute. Une phrase qui a immédiatement réveillé de vieux souvenirs.
Le fantôme du Tunisie–Mali de 2022
Sans le citer directement, Mejbri faisait évidemment référence à l’épisode devenu culte de la CAN 2021 au Cameroun. Lors de ce Tunisie–Mali, l’arbitre zambien Janny Sikazwe avait sifflé la fin de la rencontre avant le temps réglementaire, d’abord à la 85e minute, puis définitivement à 89 minutes et 45 secondes, provoquant l’incompréhension générale.
À l’époque, les Aigles de Carthage poussaient pour égaliser, et la frustration avait été immense côté tunisien. Sikazwe avait ensuite expliqué avoir été victime d’un coup de chaleur dans des conditions climatiques extrêmes à Limbé.
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Une pression assumée sur l’arbitre du jour
Pour ce Mali–Tunisie version 2025, c’est le Sud-Africain Tom Abonjel qui a été désigné pour diriger la rencontre. Sans attaque frontale, la sortie de Mejbri ajoute forcément un peu de pression autour de l’homme en noir, dans un match où chaque détail comptera.
Un huitième très attendu
Sur le terrain, Maliens et Tunisiens s’apprêtent à livrer un duel serré, physique et engagé, comme souvent entre ces deux sélections. En phase à élimination directe, l’erreur ne pardonne pas. L’humour de la veille laissera vite place à la bataille, avec un seul objectif : continuer l’aventure à la CAN 2025.