Ce quart de finale entre l’Algérie et le Nigeria n’était déjà pas un match comme les autres. Tendu, haché, électrique, il s’est terminé dans un climat lourd, presque irrespirable. Plus de dix jours plus tard, la CAF a tranché. Et pour l’Algérie, le verdict a le goût amer d’une double peine : sportive, financière et symbolique.
Une fin de match qui coûte cher
Au coup de sifflet final, la frustration avait pris le dessus. Gestes d’humeur, protestations, tensions visibles sur la pelouse comme en dehors : tout ce que la CAF n’aime pas voir lors d’un rendez-vous majeur s’est retrouvé consigné dans les rapports officiels. Le Jury disciplinaire n’a rien laissé passer.
Première conséquence directe : deux joueurs algériens vont en payer le prix. Luca Zidane, déjà sous pression après ce match couperet, devra regarder deux rencontres des éliminatoires de la CAN 2027 depuis les tribunes. Une sanction qui tombe comme un rappel à l’ordre.
Rafik Belghali, lui, s’en sort moins bien. Quatre matchs de suspension, dont deux avec sursis. Un avertissement clair, presque personnel, adressé à un joueur emporté par l’intensité d’un soir où tout semblait basculer.
La note salée pour la Fédération
Mais ce sont surtout les sanctions financières qui donnent la mesure de la sévérité de la CAF. Une première amende, presque administrative, pour les cinq cartons jaunes récoltés pendant la rencontre. Puis une autre, beaucoup plus lourde, pour le comportement de certains joueurs et membres du staff après le match.
Aux yeux de l’instance africaine, l’image du quart de finale a été ternie. Et cette image, la CAF la protège jalousement. Résultat : des dizaines de milliers de dollars à régler, dans un contexte déjà tendu.
🚨OFFICIEL : La CAF sanctionne l’Algérie suite aux débordements après le 1/4 de finale face au Nigeria !
➡️ Sanctions sportives :
• Luca Zidane : 2 matchs de suspension (qualifs CAN 2027)
• Rafik Belghali : 4 matchs de suspension dont 2 avec sursis
➡️ Sanctions financières… pic.twitter.com/gtFHxgdbjs
— Algérie Football Média 🇩🇿 (@DZFOOTBALLDZ) January 21, 2026
Les tribunes n’échappent pas au verdict
Dans les gradins aussi, la soirée a laissé des traces. Fumigènes, jets d’objets, tentatives de forcer les barrières : autant d’éléments consignés noir sur blanc. Chaque débordement a trouvé sa ligne dans la décision finale, chaque geste son amende.
L’épisode le plus marquant reste celui des billets de banque brandis en direction des arbitres. Un symbole lourd, interprété comme une attaque directe contre l’intégrité du corps arbitral. La CAF a frappé fort, très fort, avec la sanction financière la plus élevée du dossier.
Une FAF qui refuse de courber l’échine
Face à ce coup de massue, la Fédération algérienne de football n’a pas tardé à réagir. Pas de communiqué rageur, pas de sortie spectaculaire, mais une décision claire : engager un recours et contester, point par point, les sanctions prononcées.
🇩🇿 La Fédération algérienne de football (FAF) a annoncé les sanctions décidées par la CAF après les incidents survenus lors du match Algérie–Nigeria à la #CAN2025.
🇩🇿 Le gardien Luca Zidane écope de 2 matchs de suspension et le défenseur Rafik Belghali de 4 matchs, dont 2 avec… pic.twitter.com/yM2cXZd8mZ
— Brut Afrique (@BrutAfrique) January 21, 2026
En coulisses, le dossier est suivi de près. La FAF veut défendre ses joueurs, son staff, son public, tout en restant dans le cadre des règlements. Une bataille juridique s’ouvre désormais, loin des projecteurs et du bruit des stades.
Ce quart de finale est terminé depuis longtemps, mais ses répercussions, elles, sont bien là. Et pour l’Algérie, la CAN 2025 laisse une trace profonde, bien au-delà du simple résultat sportif.