L’annonce est tombée et elle fait forcément parler : le Cameroun jouera la CAN 2025 sans André Onana. David Pagou, fraîchement nommé à la tête des Lions Indomptables, a décidé de passer à autre chose et d’installer une nouvelle hiérarchie dans les cages.
Un choix fort, qui ouvre un vrai débat : qui pour prendre le relais dans un poste ultra-exposé ?
Une hiérarchie totalement revue
Pagou a convoqué quatre gardiens : Devis Epassy, Simon Omossola, Simon Ngapandouetnbu et Edouard Sombang.
Un groupe rajeuni, complémentaire, mais surtout construit autour d’un message clair : le Cameroun ne veut plus dépendre d’un seul homme. Après des années marquées par les allers-retours d’Onana, l’idée est de retrouver de la stabilité.
Epassy, le mieux placé pour démarrer
Sauf énorme retournement, Devis Epassy part avec une longueur d’avance. Absent de la lumière à cause de la concurrence d’Onana, il a pourtant toujours répondu présent.
Cette saison, il enchaîne au Dinamo Bucarest, 12 matchs, 11 buts encaissés, 5 clean sheets, un bilan propre pour un gardien en confiance. Avec le Cameroun, il compte déjà 10 sélections et reste sur une prestation solide face à la Guinée équatoriale en juin dernier.
Devis Epassy, le gardien camerounais qui avait brillé lors de la victoire contre le Brésil il y a trois ans, a réalisé huit arrêts exceptionnels et a été élu homme du match. 🏆🇨🇲 #Cameroun #Histoire #Football pic.twitter.com/XlJrdJQdUi
— Bambari Press (@BambariPress) December 2, 2025
Un parcours qui force le respect
Formé en France, Epassy a sillonné la Ligue 2, la Grèce, l’Arabie saoudite, Chypre, avant de s’installer en Roumanie.
Un parcours de baroudeur qui lui a forgé du caractère. Beaucoup se souviennent encore de sa prestation héroïque contre le Brésil il y a trois ans, huit arrêts et un match qui avait marqué les esprits.
Une compétition pour s’affirmer
Derrière lui, Omossola, Ngapandouetnbu et Sombang tenteront de bousculer la hiérarchie. Pagou veut créer une vraie concurrence saine, indispensable à quelques jours d’une CAN où le Cameroun doit repartir sur une base solide.
La transition post-Onana est lancée. Reste à voir qui saura saisir l’opportunité.