Au terme d’une nuit irrespirable à Rabat, le Maroc a validé son billet pour la finale de la CAN 2025. Dominateurs mais longtemps frustrés, les Lions de l’Atlas ont dû attendre la séance des tirs au but pour venir à bout d’un Nigeria accrocheur et solidaire (0-0, 4-2 t.a.b.).
Une qualification au mental, portée par tout un peuple, pour offrir au public marocain une finale rêvée face au Sénégal.
Rabat en fusion, le Maroc pousse fort
Dès l’échauffement, l’ambiance est montée d’un cran. Le stade de Rabat s’est transformé en véritable chaudron, prêt à porter ses Lions jusqu’au bout. Sur le terrain, le message est clair : pressing haut, intensité maximale et volonté de confisquer le ballon.
Le Nigeria subit d’entrée, gêné à la relance et privé de son capitaine Wilfred Ndidi, suspendu. Le Maroc récupère haut, s’installe dans le camp adverse et tente de faire craquer le bloc nigérian par le jeu et les coups de pied arrêtés.
Un Maroc dominateur mais maladroit
Les occasions s’enchaînent. Brahim Diaz tente sa chance de loin, El Kaabi frôle l’exploit sur corner, Hakimi fait trembler la transversale sur coup franc. À chaque fois, ça passe tout près. En face, Nwabali tient la baraque et maintient les Super Eagles à flot.
Le Nigeria reste dangereux par éclairs, avec Osimhen et Lookman capables de surgir à tout moment, mais la maîtrise reste clairement marocaine. Le problème, c’est ce but qui refuse obstinément de tomber.
PENALTIES
Morocco 3 – Nigeria 2Morocco 4 kicks
Nigeria 4 kicks pic.twitter.com/GpinESlpjQ— LEADERSHIP NEWS (@LeadershipNGA) January 14, 2026
Même scénario après la pause
Au retour des vestiaires, le tempo ne change pas vraiment. Le Maroc continue d’attaquer, le Nigeria s’accroche, défend bas et joue les contres. Les minutes passent, la tension monte, l’impatience gagne les tribunes.
Une situation litigieuse dans la surface nigériane fait hurler le stade, mais l’arbitre ne bronche pas. Regragui tente alors de faire la différence avec du sang neuf, sans réussite immédiate. Direction la prolongation, sous les cris d’un public suspendu à chaque ballon.
Yassine Bounou, une 𝗟𝗘́𝗚𝗘𝗡𝗗𝗘 du Maroc.
La joie indescriptible de Brahim Diaz. 🥹❤️ pic.twitter.com/l5C4vWguka
— ᴍᴏᴜɴᴛᴀᴋʜᴀʙ ғᴏᴏᴛ 🇲🇦 (@MountakhabFoot) January 14, 2026
Prolongation sous haute tension
Les trente minutes supplémentaires sont irrespirables. Le Maroc pousse encore, touche même le poteau, mais tombe toujours sur un Nwabali héroïque. De l’autre côté, chaque accélération nigériane fait retenir le souffle. Personne ne veut craquer.
Logiquement, la décision se fait aux tirs au but. Un exercice cruel, mais souvent révélateur.
Les tirs au but pour délivrer tout un peuple
Malgré un premier raté marocain, Yassine Bono se mue en sauveur et redonne espoir aux siens. Derrière, les tireurs marocains ne tremblent pas, portés par un stade en transe. Une tentative nigériane manquée scelle le destin du match.
Yassine Bounou has kept more clean-sheets than any other goalkeeper at AFCON 🧤🇲🇦 pic.twitter.com/WzTVSz3yvI
— OneFootball (@OneFootball) January 15, 2026
Le Maroc arrache sa qualification et s’offre une finale de CAN à domicile. Une soirée de nerfs, de caractère et de communion, qui place les Lions de l’Atlas face au Sénégal pour un duel de Lions très attendu.