Le Maroc pensait avoir fait le plus dur, mais il devra patienter. Opposés au Mali ce vendredi lors de la 2e journée du groupe A de la CAN 2025, les Lions de l’Atlas ont concédé un match nul frustrant (1-1).
Longtemps devant au score, les hommes de Walid Regragui n’ont pas su faire la différence face à un adversaire solide et discipliné. Résultat : la qualification pour les huitièmes de finale n’est pas encore officiellement validée et se jouera lors de la dernière journée contre la Zambie.
Une domination marocaine sans véritable tranchant
Attendu comme un véritable test, ce choc a mis en lumière certaines limites marocaines. Après une première sortie convaincante face aux Comores, le pays hôte s’est cette fois heurté à un bloc malien bien organisé, regroupé devant son gardien Djigui Diarra, infranchissable par séquences. Malgré une possession largement en sa faveur, le Maroc a peiné à se montrer dangereux, ne cadrant que quatre tentatives sur l’ensemble de la rencontre.
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Brahim Diaz a pourtant permis aux siens de virer en tête juste avant la pause, en transformant un penalty dans le temps additionnel de la première période. Avant cela, le milieu offensif avait déjà alerté la défense malienne après un une-deux bien senti avec Noussair Mazraoui, sans parvenir à tromper le portier adverse. Ismael Saibari, lui, a laissé passer une énorme opportunité devant le but vide, symbole d’un manque de justesse dans les moments clés.
Diarra héroïque, le Mali y croit jusqu’au bout
En seconde période, le scénario n’a pas vraiment changé. Le Maroc a continué de pousser, mais sans emballer la rencontre. L’entrée de Youssef En-Nesyri a apporté un peu plus de présence dans la surface, mais là encore, Djigui Diarra s’est interposé, notamment sur une frappe à bout portant à la 78e minute. Même dans les derniers instants, la chance n’a pas souri aux Lions de l’Atlas, qui ont failli profiter d’une tête en retrait mal maîtrisée d’un défenseur malien.
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Entre-temps, le Mali avait retrouvé des couleurs. Sur leur premier tir cadré, les Aigles ont obtenu puis transformé un penalty par Lassine Sinayoko, sanctionnant un tacle en retard de Yawad El Yamiq. Un but qui a totalement relancé la rencontre et donné confiance à une équipe malienne jusque-là très prudente.
Une série stoppée, mais une situation toujours favorable
Ce match nul met fin à une impressionnante série de 19 victoires consécutives pour le Maroc, invaincu depuis mars 2024. Au classement, rien d’alarmant pour autant : avec quatre points, les Lions de l’Atlas sont assurés de ne pas terminer derniers et disposent d’une marge confortable pour figurer, au minimum, parmi les meilleurs troisièmes.
Néanmoins, pour éviter tout calcul et surtout dissiper le moindre doute, une victoire face à la Zambie lundi serait la meilleure des réponses. Elle permettrait au Maroc d’aborder la phase à élimination directe avec davantage de sérénité et un tableau potentiellement plus favorable.
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Les penalties au cœur des débats
Cette rencontre s’inscrit aussi dans une journée marquée par des décisions arbitrales scrutées de près. Le penalty accordé au Maroc en fin de première période, après intervention du VAR pour une main jugée sanctionnable, a suscité des discussions, tout comme celui sifflé en faveur du Mali après une faute beaucoup plus évidente. Deux situations, deux décisions, et au final un partage des points logique au vu du scénario.
Le Maroc avance, mais sans encore lever tous les doutes. La dernière journée dira si ce contretemps n’était qu’un simple accident de parcours.