Ce lundi soir à Agadir, l’Égypte a dû puiser très loin dans ses ressources pour venir à bout d’un Bénin accrocheur et courageux (3-1 après prolongation) et valider son billet pour les quarts de finale de la CAN 2025. Deux ans après leur sortie prématurée au même stade, les Égyptiens ont cette fois évité le scénario cruel des tirs au but, sans pour autant rassurer totalement.
Il a fallu attendre la prolongation pour voir le verrou céder. À la 97e minute, Yasser Ibrahim surgit et place une tête lobée qui libère tout un peuple. Le Bénin, obligé de se découvrir, jette ensuite ses dernières forces dans la bataille, mais laisse des espaces fatals. Dans le temps additionnel, Mohamed Salah conclut en contre-attaque et met définitivement fin au suspense.
Une délivrance tardive après un long bras de fer
Avant cela, l’Égypte avait longtemps donné l’impression de tourner en rond. Rugueuse, hachée, la rencontre s’est installée dans un faux rythme, parfaitement assumé par des Guépards venus sans complexe. Les Pharaons ont bien eu le ballon, mais sans tranchant ni inspiration pendant plus d’une heure.
Pharaons unis. 🇪🇬🫂#TotalEnergiesAFCON2025 | #WeCelebrateDifferent pic.twitter.com/QJCu0yPIMc
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Il a fallu une étincelle pour faire basculer la soirée. Elle est venue d’un homme inattendu. À la 70e minute, sur une rare action collective bien menée, Mohamed Hany centre en retrait. Le ballon semble filer sans danger, mais Marwan Attia, arrivé lancé à l’entrée de la surface, déclenche une frappe somptueuse de l’intérieur du pied droit qui vient se loger dans la lucarne. Premier but en sélection pour le milieu défensif, et un stade enfin réveillé.
L’avantage est de courte durée. Fidèle à son plan, le Bénin ne lâche rien. Sur une action confuse, Jodel Dossou profite d’un ballon mal repoussé par El-Shenawy pour égaliser (83e) et replonger l’Égypte dans ses vieux démons. Les dernières minutes du temps réglementaire sont irrespirables, les supporters retiennent leur souffle, sans que les Pharaons ne parviennent à forcer la décision.
Le caractère plutôt que la maîtrise
La prolongation vient alors comme une épreuve de vérité. Et cette fois, l’expérience égyptienne fait la différence. Plus lucides, mieux organisés, les hommes d’Hossam Hassan finissent par trouver l’ouverture. Yasser Ibrahim, défenseur central peu habitué aux lumières, se mue en héros d’un soir.
Ce succès permet à l’Égypte de tourner une page douloureuse, celle de l’élimination face à la RD Congo lors de la CAN précédente. Mais il pose aussi des questions. Car face à un adversaire valeureux mais limité sur le papier, les Pharaons ont montré des failles, un manque de créativité et une dépendance toujours aussi forte aux exploits individuels.
Attia a fait trembler les filets. ⚡️
Ibrahim a bien décollé. ✈️
Salah a bien conclu et assurer. 🌟#TotalEnergiesAFCON2025 | #WePlayDifferent pic.twitter.com/34vuB9xaMb— TotalEnergies AFCON 2025 – FR (@caf_online_FR) January 5, 2026
Un quart de finale qui s’annonce plus corsé
En quarts, Mohamed Salah et ses coéquipiers affronteront le vainqueur du choc entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Un tout autre calibre. Jusqu’ici, l’Égypte n’a réellement été mise à l’épreuve que par l’Afrique du Sud, battue laborieusement en phase de groupes.
Le plus important est fait : l’Égypte est toujours en vie. Mais si elle veut aller plus loin, il faudra rapidement hausser le niveau. À ce stade de la compétition, le courage seul ne suffira plus.