La CAN 2025 s’est achevée sur un sacre sénégalais mérité, mais aussi sur une finale marquée par des scènes de tension qui ont fait le tour du continent. Invité sur le plateau de France 24, Samuel Eto’o n’a pas esquivé le sujet.
Fidèle à son style, le président de la Fédération camerounaise de football a livré une lecture directe, sans détour, de ce qui a terni le bouquet final.
Un sacre sénégalais respecté et assumé
Avant toute chose, Samuel Eto’o a tenu à saluer les Lions de la Teranga. Pour lui, il n’y a aucune discussion possible sur le plan sportif. Le Sénégal a été au-dessus et son titre récompense un travail collectif construit sur la durée.
Dans son discours, l’ancien Ballon d’Or africain insiste sur un point essentiel : ce succès dépasse une simple victoire. Il symbolise la montée en puissance du football ouest-africain et confirme que certaines sélections ont franchi un vrai cap en matière de rigueur et de constance.
Une finale polluée par des images évitables
Très vite, l’échange s’est recentré sur les incidents ayant marqué la finale. Eto’o ne nie rien. Il reconnaît que certaines situations auraient pu être mieux gérées et que ces images ne rendent pas service au football africain.
Sans accabler qui que ce soit, il pointe la nécessité de tirer des leçons collectives. Pour lui, ces moments de tension ne doivent plus faire partie du décor lors d’un événement de cette ampleur, surtout à l’heure où la CAN est suivie bien au-delà du continent.
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Arbitrage africain, entre protection et exigence
Sur la question sensible de l’arbitrage, Samuel Eto’o adopte une posture équilibrée. Il rappelle que les arbitres restent des hommes, soumis à la pression et à l’erreur, comme les joueurs. Un message clair envoyé aux acteurs et aux supporters prompts à désigner des coupables.
Samuel Eto’o prône la stabilité : David Pagou confirmé à la tête des Lions Indomptables#David_Pagou #LionsIndomptables #Samuel_Etoo https://t.co/6TxJgvLnPZ
— Actu Cameroun (@actucameroun) January 21, 2026
Mais derrière cette protection assumée, l’exigence est bien là. Eto’o appelle à une montée en gamme globale, estimant que l’arbitrage doit évoluer au même rythme que le niveau des équipes et l’exposition médiatique des compétitions africaines.
Des infrastructures au niveau, une institution à faire grandir
Le patron de la FECAFOOT n’a pas manqué de féliciter le Maroc pour l’organisation de la CAN 2025. Stades modernes, logistique maîtrisée, accueil à la hauteur des standards internationaux : le continent a clairement progressé.
Reste, selon lui, un chantier majeur. Celui des institutions. Pour Eto’o, le football africain dispose désormais des outils matériels pour briller, mais doit encore renforcer ses mécanismes de gouvernance, de formation et de gestion des grands rendez-vous.
Eto’o, dirigeant franc et regard tourné vers l’avenir
À travers cette sortie médiatique, Samuel Eto’o confirme son positionnement. Celui d’un dirigeant qui refuse le discours lisse et préfère affronter les vrais débats. Il ne s’agit pas de noircir le tableau, mais d’élever les standards.
Son message est limpide : le talent et la passion ne suffisent plus. Pour que la CAN continue de grandir et d’imposer le respect, l’Afrique doit maîtriser aussi bien le jeu que tout ce qui l’entoure. Et ça, selon Eto’o, commence par le courage de dire les choses.