Le vent tourne en Afrique australe. À l’approche de la date limite pour le dépôt des candidatures à l’organisation de la CAN 2028, un projet ambitieux prend forme dans le sud du continent.
Au cœur de cette dynamique, un pays discret mais déterminé : le Lesotho. Jamais qualifiée pour une phase finale de Coupe d’Afrique des nations, la petite nation enclavée nourrit aujourd’hui un rêve clair, celui d’entrer dans l’histoire par la grande porte.
Le Lesotho passe à l’offensive
L’Association de football du Lesotho a officiellement saisi l’Afrique du Sud pour intégrer une candidature commune à la CAN 2028. Une démarche assumée, stratégique, et surtout porteuse d’espoir.
Pour le Lesotho, l’enjeu dépasse largement la simple organisation logistique. En devenant co-organisateur, le pays obtiendrait automatiquement son billet pour la phase finale, une première historique pour les Likuena, absents jusque-là du grand rendez-vous continental.
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Dans les coulisses, l’idée est simple : s’adosser à des nations plus expérimentées pour franchir un cap sportif longtemps hors de portée. Une opportunité rare, presque unique, de faire entrer le football lesothan dans une nouvelle dimension.
Une union régionale pour peser face à la CAF
Le projet ne se limite pas à un duo. Autour de l’Afrique du Sud et du Lesotho, un bloc d’Afrique australe est en train de se structurer. Le Mozambique, la Namibie et le Botswana sont également cités comme partenaires potentiels de cette candidature collective.
Une approche régionale pensée pour renforcer le poids du dossier face à la CAF et répondre aux exigences croissantes d’une CAN devenue XXL.
Côté sud-africain, l’ambition est clairement affichée. Le ministre des Sports, Gayton McKenzie, a confirmé la volonté de Pretoria de revenir sur le devant de la scène après près de vingt ans sans organisation majeure. Pour le Lesotho, cette locomotive régionale représente une assurance crédible, tant sur le plan politique que logistique.
Un levier de développement pour le football lesothan
Au-delà du terrain, la CAN 2028 est perçue comme un accélérateur à long terme. Le Lesotho entend profiter de l’expertise sud-africaine pour moderniser ses infrastructures sportives, professionnaliser ses structures et offrir une nouvelle visibilité à son championnat local.
L’exposition médiatique d’un tel événement pourrait également attirer investisseurs, sponsors et partenaires techniques, essentiels pour un pays aux moyens limités.
Dans cette optique, la co-organisation n’est pas une fin en soi, mais un point de départ. Celui d’un projet global visant à ancrer durablement le Lesotho sur la carte du football africain.
Un rêve sportif enfin à portée
Jamais qualifié pour une CAN, souvent cantonné aux tours préliminaires, le Lesotho voit dans cette candidature une chance de briser le plafond de verre.
Jouer une phase finale à domicile, devant son public, changerait radicalement le regard porté sur la sélection nationale. Plus qu’une participation symbolique, ce serait un message fort envoyé à toute une génération de joueurs.
La décision finale de la CAF est encore attendue, mais une chose est sûre : en s’invitant à la table des candidats, le Lesotho ne fait plus de la figuration. Il affiche une ambition claire et assume, enfin, son envie de compter dans le football africain.