À moins de deux semaines du coup d’envoi théorique, la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026 navigue en eaux troubles. Annoncée au Maroc du 17 mars au 3 avril, la compétition devrait être reportée selon plusieurs sources concordantes, sans qu’aucune officialisation ne soit encore tombée du côté de la Confédération africaine de football.
Ce flou institutionnel crispe les sélections engagées et alimente les tensions diplomatiques. En première ligne, l’Afrique du Sud hausse le ton.
Gayton McKenzie sort du silence et cible le Maroc
Le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, n’a pas mâché ses mots. Estimant que le football féminin africain ne peut être traité avec légèreté, il a publiquement critiqué la gestion du dossier par le Maroc, pays hôte désigné.
Dans une sortie remarquée, il a proposé que son pays reprenne l’organisation si Rabat se montrait défaillant. Selon lui, l’Afrique du Sud dispose d’infrastructures capables d’accueillir l’événement sans délai, sous-entendant que l’incertitude actuelle nuit à la crédibilité de la compétition.
🇿🇦 🇲🇦 “If Morocco is not ready to host the WAFCON, they should say so. We’re not a country without stadiums” ~ Minister @GaytonMcK says what’s happening to WAFCON is so unfortunate and they’re ready to step in when required! #SABCSport411 | @CAF_Online | @CAFwomen | @AFC_2025 pic.twitter.com/7LyjORiDhZ
— Velile Mnyandu 🇿🇦 (@Velile_Mnyandu) March 4, 2026
Plus incisif encore, McKenzie a établi un lien direct entre cette situation et la récente finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 remportée par le Sénégal face au Maroc. Une déclaration lourde de sous-entendus, qui ajoute une dimension politique à un dossier déjà sensible.
La CAF temporise dans l’attente d’une décision
Face à l’escalade verbale, la CAF tente d’éteindre l’incendie. Son directeur de la communication, Luxolo September, a assuré qu’une prise de parole officielle interviendrait dans les prochaines 48 heures. Des discussions de haut niveau seraient en cours pour trancher définitivement sur le maintien ou le report.
Dans l’ombre de cette bataille institutionnelle, les championnes en titre nigérianes, emmenées par Rasheedat Ajibade, comme l’ensemble des nations qualifiées, restent suspendues à une décision qui conditionne leur préparation.
Au-delà du bras de fer entre Pretoria et Rabat, c’est la stabilité du calendrier continental et la crédibilité du football féminin africain qui se jouent désormais.