Le Burkina Faso féminin est entré dans le vif du sujet. À quelques semaines de la Coupe d’Afrique des Nations, les Étalons Dames ont posé leurs valises au Maroc pour un stage de préparation à haute intensité. Le sélectionneur Pascal Sawadogo a décidé de s’appuyer sur un groupe élargi, convoquant 32 joueuses au départ, dont 30 ont effectivement rejoint le rassemblement.
L’objectif est clair : monter en régime physiquement, affiner les automatismes et installer une ossature compétitive capable de répondre aux exigences du tournoi continental.
Un groupe structuré et équilibré
La liste dévoile une répartition cohérente des postes, pensée pour créer une concurrence saine dans chaque ligne. Le staff technique a retenu 4 gardiennes, 10 défenseuses, 8 milieux de terrain et 10 attaquantes. Une architecture classique mais révélatrice d’une volonté d’équilibre entre solidité défensive et percussion offensive.
Le noyau dur est bien présent. La capitaine Charlotte Millogo encadre un groupe où figurent également Nana Juliette, Belem Alimata, Rasmata Sawadogo, Sawadogo Balkissa et Mariam Ouattara. Des profils expérimentés appelés à porter l’équipe dans les moments clés et à guider les plus jeunes.
Deux tests grandeur nature face au Maroc
Ce stage ne se limitera pas à des séances d’entraînement. Deux rencontres amicales sont programmées face au Maroc, pays hôte du regroupement et adversaire de référence sur le continent. Ces confrontations serviront de baromètre pour évaluer le niveau réel du collectif burkinabè.
Au-delà du résultat, l’enjeu sera de mesurer la capacité des Étalons Dames à rivaliser dans l’intensité, la gestion des transitions et l’efficacité dans les deux surfaces.
À travers ce rassemblement, le Burkina Faso pose les bases de sa campagne continentale. L’encadrement technique cherche à consolider les repères tactiques tout en renforçant la cohésion du vestiaire. La CAN féminine 2026 exigera discipline, maturité et efficacité. Au Maroc, les Étalons Dames ne sont pas en villégiature. Elles sont en mission.