Face à une équipe saoudienne regroupée et accrocheuse, le Mali a dû puiser dans ses ressources, attendre le bon moment, avant de s’envoler vers une victoire méritée (2–0) qui les propulse en 16es de finale de la Coupe du Monde U17 2025.
Les premières minutes ont été tendues, presque étouffantes. Les Saoudiens, bien en place, ont fermé les espaces. Les Maliens, eux, ont cherché, tenté, sans jamais perdre leur patience. On sentait cette détermination tranquille, celle d’une équipe sûre de sa force mais consciente qu’aucun match ne se gagne sans souffrir.
Raymond Bomba montre la voie
Il aura fallu un éclair pour libérer tout un peuple. À la 61ᵉ minute, Raymond Bomba a jailli, comme un symbole. Sur une action collective parfaitement construite, l’attaquant malien a glissé le ballon au fond des filets et embrasé le banc. Un but qui sentait la délivrance, celui qui transforme la tension en fierté, la peur en confiance.
Derrière lui, ses coéquipiers ont suivi la même énergie. Six minutes plus tard, Ibrahim Diakité, d’un sang-froid admirable, a doublé la mise d’un tir précis. 2–0, le break était fait, le sourire revenait sur les visages. Les Aiglons pouvaient enfin respirer, et gérer leur avance avec maturité.
Une équipe qui grandit à chaque match
Ce n’est pas seulement une victoire. C’est la confirmation que ce groupe a quelque chose de spécial : une solidarité rare, une rigueur de chaque instant, et une capacité à se transcender quand il le faut. Le Mali termine deuxième de son groupe avec six points, derrière l’Autriche, mais avec la certitude d’avoir trouvé son rythme de croisière.
🇲🇱 Mali secure their spot in the Round of 32!#U17WC pic.twitter.com/guhesMXeXG
— FIFA World Cup (@FIFAWorldCup) November 11, 2025
Le rêve continue pour le Mali
Au coup de sifflet final, les visages des jeunes Aiglons disaient tout. Mélange de soulagement et de fierté, de fatigue et de bonheur. Leurs cris, leurs accolades, leurs regards tournés vers le ciel… tout respirait la joie simple d’un exploit collectif.
Le Mali poursuit son aventure avec le cœur léger et la tête haute. Et à ce rythme, difficile de ne pas croire que le meilleur reste à venir.