Trois semaines ont passé depuis la finale cruelle de la CAN 2025 perdue face au Sénégal (0-1 après prolongation), mais la plaie est loin d’être refermée.
À Rabat comme à Casablanca, le débat n’a jamais vraiment quitté les discussions. Et au centre de toutes les conversations, un geste : la Panenka tentée puis manquée par Brahim Diaz. Plus qu’un simple penalty raté, ce choix technique est devenu le symbole d’un malaise plus profond au sein de la sélection marocaine.
Depuis la finale, la Fédération royale marocaine de football multiplie les réunions internes. Officiellement, rien n’a bougé. Officieusement, la tanière est en ébullition.
Une finale qui a laissé des traces dans la gestion interne
Contrairement à ce que l’opinion publique pourrait croire, la responsabilité du penalty manqué n’est pas imputée directement à Brahim Diaz en interne. Le joueur est jugé fautif sur le terrain, certes, mais le problème est analysé plus largement par la fédération.
La question posée est simple : comment un joueur peut-il tenter une Panenka dans un moment aussi décisif, face à un gardien comme Édouard Mendy, réputé pour sa patience sur la ligne et sa capacité à attendre le dernier geste ? Pour la FRMF, ce genre de scénario devait être anticipé, préparé et clairement encadré par le staff technique.
Le staff technique sous pression après la CAN
Dans cette remise en question globale, certains membres du staff sont clairement dans le viseur. Selon plusieurs sources proches du dossier, l’entraîneur des gardiens Omar Harrak serait particulièrement exposé. La préparation spécifique des tirs au but, et surtout l’analyse des habitudes d’Édouard Mendy, auraient été jugées insuffisantes par la fédération.
Dans un match aussi tendu, chaque détail compte. Et au Maroc, on estime aujourd’hui que ces détails n’ont pas été maîtrisés comme ils auraient dû l’être. Résultat : des changements pourraient intervenir dans les prochaines semaines au sein du staff, sans qu’aucune annonce officielle n’ait encore été faite.
Regragui toujours en place, mais le doute s’installe
Walid Regragui, lui, reste officiellement conforté dans son poste. La fédération a rapidement coupé court aux rumeurs de démission. Pourtant, en coulisses, le sélectionneur aurait évoqué verbalement l’idée d’un départ, sans jamais la formaliser.
Walid Regragui has fully transformed the Moroccan national team since he was appointed in 2022 🇲🇦👏
🏆 2022 FIFA World Cup Semi-finals, the first African nation to ever reach this stage
🥈 Runners up at the AFCON 2025, their first final since 2004
🌍 First African nation to… pic.twitter.com/ys3QRczJzx— OneFootball (@OneFootball) February 7, 2026
Après avoir conduit le Maroc jusqu’en demi-finale du Mondial 2022 puis en finale de la CAN 2025, Regragui se pose des questions. Le sentiment d’un cycle qui s’achève commence à émerger, nourri par une frustration immense : celle de ne pas avoir soulevé le trophée continental à domicile.
Malgré tout, la tendance est nette. La FRMF ne souhaite pas changer de sélectionneur à l’approche du Mondial 2026. Le timing est jugé trop serré, et la stabilité reste la priorité.
Une fédération déjà tournée vers l’après-Regragui
Si Regragui est maintenu à court terme, la fédération réfléchit déjà à l’avenir. En interne, l’idée d’un renforcement de la structure sportive fait son chemin. L’arrivée d’un profil international, capable de structurer le projet sur le long terme en vue du Mondial 2030, est évoquée.
Un choix qui interroge, alors que le Maroc dispose de techniciens reconnus comme Tarik Sektioui ou Mohamed Ouahbi. Mais la FRMF semble vouloir penser global, au-delà d’un simple poste de sélectionneur.