Le penalty n’a jamais autant fait débat. Entre efficacité quasi garantie et frustrations côté gardiens, la sanction reine du football moderne divise.
Et cette fois, la réflexion vient d’une voix qui pèse lourd : Pierluigi Collina, l’homme que tout le monde du football adore écouter.
Un penalty jugé trop avantageux pour l’attaque
Pour l’ancien arbitre italien, la règle actuelle a perdu son équilibre. Le constat est simple : dans bien des situations, la faute commise ne mène pas forcément à une occasion nette, alors que le penalty, lui, offre une probabilité de but énorme. Trop énorme, selon Collina.
C’est sur cette base qu’il a soumis une proposition officielle à l’IFAB. L’objectif n’est pas de supprimer le penalty, mais de le rendre plus juste, plus cohérent avec l’action initiale.
The chairman of FIFA's Referees Committee, Pierluigi Collina, has proposed a change to the way penalties are taken during regular time:
I think the odds of winning in a penalty shootout differ enormously between the shooter and the goalkeeper. On average, about 75% of pic.twitter.com/qRsqniIEQS
— Fußballminister – FC Barcelona (@StoneBarca) February 5, 2026
Le principe du tir unique, sans seconde chance
La réforme imaginée repose sur une idée claire : un seul tir, une seule décision. Si le gardien arrête, si le ballon touche le poteau ou s’il est repoussé, l’action s’arrête immédiatement. Pas de reprise, pas de cafouillage, jeu relancé par un six mètres.
Un fonctionnement déjà familier, puisque c’est celui des séances de tirs au but. Pour Collina, le duel doit rester un face-à-face pur, sans avantage supplémentaire pour le tireur après le premier geste.
Moins de tension dans la surface, plus de clarté
Autre bénéfice attendu : la fin des scènes de tension avant chaque penalty. Les attroupements dans la surface, les courses anticipées et les rappels à l’ordre à répétition deviendraient inutiles. Sans ballon à reprendre, plus besoin de gratter un demi-mètre.
Selon Collina, cette règle simplifierait l’arbitrage, calmerait les esprits et redonnerait enfin une vraie chance aux gardiens. Une petite révolution, certes, mais qui pourrait profondément changer la perception du penalty dans le football moderne.
Reste maintenant à voir si l’IFAB osera franchir le pas.