Yassine Bounou n’a pas besoin de forcer le trait pour toucher juste. Interrogé par TyCSports sur le cas de Lamine Yamal, le gardien des Lions de l’Atlas a livré une réponse à la fois sincère, apaisée et teintée d’humour.
Pas de rancune, encore moins d’amertume, mais cette bienveillance propre à ceux qui ont du recul et de la classe.
« Chacun est libre de représenter le pays qu’il veut, tant qu’il ne parle pas mal de nous et ne jette pas de pierres sur le Maroc », a-t-il lancé, un sourire au coin des lèvres.
🗣️🇲🇦 Yassine Bounou sur Lamine Yamal :
« Chacun est libre de représenter qui il veut, tant qu’il ne parle pas mal de nous et ne jette pas de pierres sur le Maroc (rires).
Personnellement, je le considère comme l’un des nôtres, même s’il a choisi l’Espagne. Je lui souhaite… pic.twitter.com/tRwO6weSl2
— SPL 🇸🇦 (@ActuSPL) October 23, 2025
Une phrase simple, mais pleine de sous-entendus : la fierté d’un peuple n’a rien à voir avec les frontières ou les choix sportifs.
Un message d’unité qui dépasse le football
Dans un climat souvent chargé d’émotions autour de la “double nationalité”, Bounou a préféré désamorcer les débats. Son ton, mi-taquin, mi-sérieux, rappelle que le football reste avant tout une passerelle, pas une barrière.
« Personnellement, je le considère toujours comme l’un des nôtres, même s’il a choisi l’Espagne. Je lui souhaite le meilleur… sauf quand il jouera contre le Maroc ! », a-t-il ajouté, fidèle à son style léger et fraternel.
Ces mots résonnent fort du côté de Casablanca comme à Barcelone. Ils traduisent une philosophie : celle d’un joueur qui, malgré la gloire et les titres, n’a jamais perdu le sens de l’humain.
L’héritage de Bounou, entre sagesse et fierté
Ce n’est pas la première fois que “Bono” se distingue par son attitude exemplaire. Pilier de la sélection marocaine, il incarne cette génération de joueurs qui mêlent fierté nationale et ouverture au monde. À travers ses propos, il rappelle que l’identité ne se limite pas à un drapeau cousu sur un maillot, mais à des valeurs transmises, vécues et partagées.
Le public marocain, souvent prompt à juger les choix de ses binationaux, a salué cette sortie pleine de maturité. Bounou, en quelques phrases, a su remettre les choses à leur place : le respect avant tout.
Lamine Yamal, un talent universel au cœur partagé
À 18 ans, Lamine Yamal porte déjà sur ses épaules plus qu’un simple maillot. Né en Espagne, d’un père marocain et d’une mère équato-guinéenne, il symbolise cette nouvelle génération métissée, à la croisée des cultures et des rêves.
Son ascension fulgurante avec le FC Barcelone et la Roja en fait l’un des joyaux du football mondial. Et au Maroc, malgré son choix de carrière, nombreux sont ceux qui continuent de le suivre avec une affection sincère.
Car, comme le rappelle Bounou, « un enfant du Maroc le reste toujours, peu importe les couleurs qu’il défend sur le terrain ».
🗣️Yassine Bounou on Lamine Yamal:
“Everyone is free to represent whichever country they want, as long as they don’t speak badly about us or throw stones at Morocco. Personally, I consider him one of ours, even though he chose Spain. I always wish him success in his career… pic.twitter.com/ABpV8y8xId
— 𝙔𝙖𝙢𝙖𝙡 𝙂𝙖𝙡𝙖𝙭𝙮 🌌 (@Yamalgalaxy_19) October 23, 2025
Entre deux drapeaux, un même amour du jeu
Dans cette histoire, il n’y a ni perdants ni trahisons, seulement des trajectoires différentes unies par le football. Les mots de Yassine Bounou en sont la plus belle preuve : au-delà des maillots, c’est le respect mutuel et la fierté des origines qui comptent.
Et si le gardien du Maroc a tenu à faire passer un message, c’est bien celui-ci : l’identité ne se divise pas, elle s’enrichit.
Un souffle d’élégance et d’humanité dans un monde où les débats s’enflamment vite — signé Bounou, toujours fidèle à son image : classe, calme et marocain jusqu’au bout des gants.