À mesure que la Coupe du monde 2026 approche, les sollicitations se multiplient autour de la sélection algérienne. Dernière en date : une proposition venue tout droit des États-Unis. Une affiche séduisante sur le papier, assortie d’un volet financier attractif, mais qui n’a pas trouvé grâce aux yeux des décideurs algériens.
D’après une source bien informée relayée par Winwin, la Fédération algérienne de football a été approchée par son homologue américaine pour disputer une rencontre amicale au mois de juin prochain, sur le sol américain. Une demande formulée dans le cadre de la préparation au Mondial, et qui s’inscrit dans une série d’offres émanant également de sélections européennes et sud-américaines.
Le Mondial comme fil conducteur de toutes les décisions
De retour sur la scène mondiale après douze années d’absence, l’Algérie ne veut rien laisser au hasard. Qualifiés pour leur cinquième Coupe du monde, les Verts savent que le tirage ne leur a pas fait de cadeau. Dans leur groupe, l’Argentine, championne du monde en titre, l’Autriche et la Jordanie attendent de pied ferme.
Un groupe relevé, exigeant, qui impose une préparation à la hauteur. Les hommes de Riyad Mahrez disputeront l’intégralité de la phase de groupes aux États-Unis, avec deux rendez-vous à Kansas City, face à l’Argentine puis à l’Autriche, avant de conclure à San Francisco contre la Jordanie. Autant dire que chaque choix en amont est scruté à la loupe.
Juin, le mois clé pour monter en puissance
Deux fenêtres FIFA se présentent avant le grand départ : mars et juin. La première, courte et complexe à organiser, pose déjà quelques casse-têtes logistiques. La seconde, en revanche, concentre toutes les attentions. C’est là que tout se joue.
Et les offres ne manquent pas. Selon la même source, la proposition américaine se distingue par des conditions financières rarement observées à ce stade de la préparation. Une prime conséquente, preuve de la volonté de l’US Soccer de se mesurer à une sélection africaine de premier plan.
🚨 L’Algérie jouera aux États Unis pour la phase de groupe ( SAN Francisco et Dallas ) ! 🇺🇸 pic.twitter.com/gnwVIJ8CHx
— 𝘼𝙇𝙂𝙀𝙍𝙄𝘼𝘾𝙏𝙐𝙁𝙊𝙊𝙏 🇩🇿 (@algeriactufoot) December 5, 2025
Petkovic ferme la porte, sans détour
Malgré ces arguments, la réponse algérienne est restée mesurée, voire froide. Vladimir Petkovic, en accord avec la FAF, n’a pas été séduit. Pour le sélectionneur, l’enjeu n’est pas financier, mais purement sportif.
Dans l’esprit du technicien, un match face aux États-Unis ne correspond pas aux besoins actuels du groupe. L’Algérie se prépare à affronter des styles bien précis : la rigueur européenne de l’Autriche, l’intensité sud-américaine de l’Argentine, et un profil asiatique face à la Jordanie. Autant de paramètres qui orientent le choix des adversaires amicaux.
Des adversaires ciblés, pas choisis au hasard
En interne, le mot d’ordre est clair : pas de match pour faire joli. Petkovic veut des oppositions qui obligent ses joueurs à sortir de leur zone de confort. Des équipes capables de poser des problèmes tactiques, de hausser le rythme et d’exposer les manques avant qu’il ne soit trop tard.
C’est dans ce cadre que plusieurs sélections européennes et latino-américaines sont actuellement à l’étude. Les discussions avancent, les options sont pesées, toujours avec cette volonté de construire un stage de juin dense et exigeant.
Une préparation pensée sur deux continents
Sauf surprise, le stage de juin devrait se dérouler en deux temps. D’abord en Europe, pour profiter de conditions optimales et affronter des adversaires du Vieux Continent, puis aux États-Unis, afin d’anticiper l’environnement du Mondial et faciliter l’acclimatation.
Les prochaines semaines seront décisives pour arrêter le programme définitif. Une chose est acquise : l’Algérie avance avec prudence, méthode et ambition. Quitte à décliner une offre alléchante, si elle ne sert pas le projet sportif. C’est aussi ça, préparer un Mondial.