Le partenariat signé entre la République démocratique du Congo et l’AS Monaco se retrouve sous le feu des projecteurs. En cause, un article du quotidien français L’Équipe évoquant de possibles irrégularités financières autour de cet accord.
Une sortie médiatique qui n’a pas tardé à faire réagir Kinshasa, décidée à défendre un dossier présenté comme propre et conforme.
Une affaire née d’informations venues de France
Mercredi, L’Équipe a fait état de vérifications en cours autour du contrat liant l’AS Monaco au ministère des Sports de la RDC. Selon le média, le Parquet national financier français s’intéresserait à la traçabilité des fonds liés à cette convention, évoquant des soupçons lourds allant de la corruption au blanchiment, en passant par un éventuel détournement de fonds publics.
🐆Le contrat RDC–Monaco dans le viseur de la justice !
Le partenariat signé entre l’AS Monaco et la RD Congo fait désormais l’objet d’une procédure judiciaire.
D’après L’Équipe, une plainte pour « blanchiment », « détournement de fonds publics » et « corruption » a été déposée… pic.twitter.com/gUDRQUFmEJ
— LEOPARDSFOOT (@leopardsfoot) February 18, 2026
Pour rappel, ce partenariat, signé en juin 2025, porte sur un montant global de 4,8 millions d’euros répartis sur trois ans. À l’époque, l’accord avait été largement valorisé comme un levier de visibilité internationale pour la RDC, avec l’image du pays associée à un club reconnu du football européen.
Kinshasa sort du silence et hausse le ton
Face à l’ampleur prise par ces révélations, le ministère des Sports et Loisirs de la RDC a rapidement réagi par communiqué. Le ton est ferme, sans détour. Les autorités congolaises rejettent en bloc les accusations relayées et contestent même l’existence de certaines démarches judiciaires évoquées.
🐆 Le Ministère rejette les allégations de L’Équipe !
Par le biais d’un communiqué de presse posté sur des réseaux officiels, le Ministère des Sports et Loisirs a démenti les allégations de « L’Équipe » au sujet du partenariat avec l’AS Monaco.
« Le Ministère des Sports… pic.twitter.com/SjF0VGIuwR
— LEOPARDSFOOT (@leopardsfoot) February 19, 2026
Le ministère affirme contester avec la plus grande fermeté toute allégation de détournement, de blanchiment ou de corruption, et dément catégoriquement l’idée d’une plainte transmise aux autorités de la Principauté de Monaco. Un message clair destiné autant à l’opinion publique qu’aux partenaires internationaux.
Un accord présenté comme régulier et encadré
Dans sa communication, Kinshasa insiste sur le cadre dans lequel l’accord a été conclu. Le partenariat avec l’AS Monaco aurait, selon le ministère, suivi l’ensemble des procédures administratives requises et obtenu les validations nécessaires au plus haut niveau de l’État.
Toujours selon la version officielle, la convention respecte strictement les règles financières, contractuelles et budgétaires en vigueur. Pour les autorités congolaises, il s’agit avant tout d’un investissement stratégique, pensé comme un outil de diplomatie sportive et de rayonnement à l’international.
Un dossier encore loin de son épilogue
À ce stade, aucune décision officielle n’a été rendue par les autorités judiciaires concernées. L’affaire reste cantonnée au stade des vérifications et des échanges institutionnels, sans mise en cause formelle annoncée.
En attendant d’éventuelles conclusions, ce dossier rappelle à quel point les partenariats entre États et clubs européens sont désormais scrutés à la loupe. Entre enjeux d’image, argent public et gouvernance, le football moderne ne se joue plus seulement sur le terrain, mais aussi dans les coulisses.