La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc restera dans les mémoires pour son intensité et sa tension extrême.
Mais au-delà du duel tactique et de l’enjeu continental, un épisode aussi inattendu que révélateur s’est déroulé en marge de la pelouse. Une scène insolite, presque surréaliste, impliquant… des serviettes. Un détail en apparence anodin, raconté après coup par Yevhann Diouf, mais qui en dit long sur l’atmosphère électrique de cette finale.
Un geste banal, une réaction incompréhensible
Au micro de RMC Sport, le gardien remplaçant du Sénégal est revenu sur cet incident survenu alors qu’il tentait simplement d’aider Édouard Mendy, titulaire dans les cages des Lions. Chargé de lui remettre des serviettes pour essuyer ses gants entre deux actions, Diouf s’est retrouvé interpellé par un ramasseur de balles. La remarque le laisse encore perplexe : « Il m’a dit “sois fair-play” ». Une phrase lâchée sans explication, dans un moment où chaque détail compte.
Des serviettes qui disparaissent, la tension qui monte
Ce qui a surtout agacé le portier rémois, c’est la répétition de ces gestes. Les serviettes de Mendy étaient déplacées, parfois confisquées, perturbant une routine essentielle pour un gardien de haut niveau. Diouf n’a pas compris la logique : « C’est vous qui prenez les serviettes et c’est moi qui ne suis pas fair-play alors que je viens juste les remettre ? ». Dans une finale aussi serrée, ce type de micro-événement peut vite devenir une tentative de déstabilisation.
Pourquoi les serviettes de Mendy suscitaient autant de convoitise des Marocains en finale de la CAN 2025.https://t.co/2bx5dnBb53 pic.twitter.com/P1c0QkBzLD
— RMC Sport (@RMCsport) January 19, 2026
Les petites guerres invisibles des grandes finales
Pour Yevhann Diouf, cet épisode illustre parfaitement les jeux de coulisses qui accompagnent les grands rendez-vous. Rien de spectaculaire, rien de sanctionnable, mais suffisamment irritant pour sortir un joueur de sa bulle. Une pression psychologique diffuse, presque invisible, qui fait partie de ces finales où tout est bon pour gratter le moindre avantage, même au bord du terrain.
Un rôle discret mais essentiel dans le sacre
Malgré l’agacement, Diouf n’a jamais perdu de vue l’essentiel. Son objectif était clair : permettre à Édouard Mendy d’évoluer dans les meilleures conditions possibles. « J’ai essayé de faire en sorte qu’Edouard soit dans les meilleures conditions pour être le plus efficace possible », a-t-il expliqué. Un rôle ingrat, loin des projecteurs, mais crucial dans un match où la moindre erreur pouvait coûter le trophée.
🔴 « 𝗗'𝗨𝗡𝗘 𝗣𝗔𝗥𝗧, 𝗝𝗘 𝗡𝗘 𝗦𝗨𝗜𝗦 𝗣𝗔𝗦 𝗣𝗥𝗢𝗧𝗘́𝗚𝗘́ 𝗘𝗧 𝗗'𝗨𝗡𝗘 𝗔𝗨𝗧𝗥𝗘 𝗣𝗔𝗥𝗧, 𝗨𝗡 𝗠𝗔𝗧𝗖𝗛 𝗘́𝗧𝗔𝗜𝗧 𝗘𝗡 𝗧𝗥𝗔𝗜𝗡 𝗗𝗘 𝗦𝗘 𝗗𝗘́𝗥𝗢𝗨𝗟𝗘𝗥 » 😬
Yehvann Diouf revient sur l'épisode de la serviette à la CAN. 👀
« 𝗝'𝗵𝗮𝗹𝗹𝘂𝗰𝗶𝗻𝗲, 𝗲𝗻… pic.twitter.com/vEG3tEhKyE
— Vibes Foot (@VibesFoot) January 23, 2026
Une anecdote révélatrice de l’esprit des Lions
Cette « guerre des serviettes » restera comme l’une des anecdotes les plus étonnantes de la CAN 2025. Elle symbolise surtout l’état d’esprit du groupe sénégalais, où chacun, titulaire ou remplaçant, protège l’autre et veille au moindre détail. Dans un tournoi remporté au forceps, ce genre de solidarité silencieuse raconte souvent mieux un sacre que de longs discours.