Nommé à la tête des Aigles de Carthage, Sabri Lamouchi s’est exprimé ce mercredi en conférence de presse avec un ton sincère et assumé. L’ancien international français n’a pas caché ce que représente cette mission à ses yeux, tant sur le plan professionnel que personnel.
« L’homme qui est en face de vous est immensément fier de représenter la Tunisie, le pays de mes parents et donc mon pays (…) C’est le plus grand challenge de ma carrière d’entraîneur ».
Le Mondial 2026 comme horizon
Lamouchi sait que le temps presse et que l’exigence est immédiate. La Coupe du monde 2026 est déjà dans toutes les têtes, avec un groupe à construire et une dynamique à enclencher rapidement.
« Il y a une Coupe du monde qui nous attend et c’est une épreuve importante et difficile, mais j’ai tellement espoir et confiance en nos joueurs et aux futurs talents », a-t-il déclaré, affichant un discours volontairement positif.
🎙️ Sabri Lamouchi CLARIFIE son épisode avec l’Équipe Nationale en 1993 et son choix de représenter la France plutôt que la Tunisie 🇹🇳🇫🇷 :
« En amical en 1993, je me suis échauffé pendant 30 minutes, je n’ai pas joué et je n’ai eu aucune réunion d’explication avec le… pic.twitter.com/i43lKJRp97
— Noussour 🇹🇳 (@NoussourTN) February 11, 2026
Bâtir une identité et une fierté collective
Au-delà des résultats, le nouveau sélectionneur insiste sur la manière. Son ambition est claire : redonner une identité forte à la sélection tunisienne et créer un lien durable entre les joueurs et le maillot.
Il souhaite que les Aigles soient reconnus pour leur engagement et que chaque international puisse sortir du terrain fier de son investissement, avec en ligne de mire un dernier match au Mondial 2026 qui reflète le travail accompli.
Une sélection basée sur l’engagement
Interrogé sur d’éventuelles convocations, notamment celle de Rani Khedira, joueur de l’Union Berlin, Lamouchi a été direct. Il assure qu’il fera appel à tous ceux qui veulent réellement apporter quelque chose à la sélection et qui sont capables d’amener une valeur ajoutée au groupe.
« Je n’irai pas supplier qui que ce soit pour venir jouer pour la Tunisie », a-t-il lancé, en référence aux précédents refus du joueur lors des Coupes du monde 2018 et 2022.
🎙️ Sabri Lamouchi : « Les joueurs nés en dehors de la Tunisie ne sont pas des binationaux, ce sont des Tunisiens à part entière. » 🇹🇳 pic.twitter.com/WmpSTYg3hQ
— Noussour 🇹🇳 (@NoussourTN) February 11, 2026
Avec ce discours franc et assumé, Sabri Lamouchi donne le ton. Une nouvelle ère s’ouvre pour les Aigles de Carthage, placée sous le signe de l’exigence, de l’identité et de l’engagement.